Comment briser l’isolement sans internet?

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
LE VOYAGEUR (Sudbury) – La population plus à risque pendant le combat contre la propagation de la COVID-19 est aussi celle qui est plus difficile à contacter par les organismes prestataires de services. Une discussion en ligne entre des membres de la Fédération des ainés et retraités franco-ontariens (FARFO), région Moyen-Nord, le 26 mars a mis en lumière les difficultés de communication avec une partie des gens plus âgés.

Les représentants du club d’âge d’or signalent qu’environ la moitié de leurs membres ont une adresse courriel ou la consultent. Dans plusieurs cas, il faut simplement prendre le téléphone afin de rejoindre les membres ou les clients pour vérifier s’ils ont besoin de quelque chose. Certains centres de santé communautaire doivent en faire autant.

Il est également difficile, voire impossible, pour plusieurs ainés de changer leurs rendez-vous médicaux en une rencontre par vidéoconférence, une demande de plus en plus courante de la part des médecins.

Pour le Centre Club d’âge d’or de la Vallée, cette fermeture temporaire cause un problème de plus, rapporte la présidente Jeannine Blais. On y offrait les soins des pieds une fois par semaine, un service important pour les diabétiques, entre autres. Avec la fermeture du centre et des salons d’esthétiques, les membres ont peu d’autres options et Mme Blais s’inquiète pour eux.

Pour ceux qui peuvent quand même sortir, l’accueil n’est pas toujours cordial. «Si je vais au magasin, on me regarde comme un extraterrestre. Comme si on avait la peste», rapporte le président du Club 50 de Raydside-Balfour, Oliva Roy, aussi président de la région Moyen-Nord de la FARFO.