Œuvres de Rachel Broussard tirées de l’exposition Adaptation, présentée à la Gordon Snelgrove Gallery du 3 au 13 septembre 2019.
Œuvres de Rachel Broussard tirées de l’exposition Adaptation, présentée à la Gordon Snelgrove Gallery du 3 au 13 septembre 2019.

Arts visuels. Rachel Broussard : une artiste louisianaise inspirée par les créatures de Saskatoon

Jean-Philippe Deneault
L’Eau vive
L’EAU VIVE (Saskatchewan) — L’œuvre de Rachel Broussard explore la dynamique entre l’humain et son environnement. L’artiste crée des collages à partir d’images tirées de beaux livres grand format portant sur la flore et la faune canadiennes. Originaire de la ville de Lafayette, en Louisiane, elle habite à Saskatoon depuis septembre 2016. Entretien avec l’artiste franco-américaine afin de discuter de son parcours, de ses projets artistiques et de son engagement auprès de la communauté artistique de Saskatoon.

Une Franco-Américaine à Saskatoon, c’est plutôt rare! Décrivez-nous vos origines familiales et ce qui vous a amenée en Saskatchewan… 

Du côté paternel, on est «Leba-Cajuns» (Libanais-Cajuns) du sud-ouest de la Louisiane. La famille de ma mère est mennonite germano-suisse, du sud de l’Ontario. La façon dont ils se sont rencontrés est une autre histoire, mais ma double nationalité est la raison pour laquelle je suis venue en Saskatchewan. Je suis venue rejoindre ma tante qui habite à Saskatoon. Je me suis finalement inscrit à l’Université de la Saskatchewan et j’ai terminé ma maitrise en beaux-arts l’automne dernier.

Parlez-vous français régulièrement?

Je suis désolée de dire que le seul français que je parle récemment est dans ma tête! À vrai dire, je chante le français plus régulièrement que je ne le parle. J’apprends à jouer de l’accordéon cajun et j’ai un livre de chansons cajun compilé par la musicienne Ann Savoy que j’utilise pour m’entrainer. J’ai fait beaucoup de progrès dans ma réappropriation du français lors d’un séjour intensif d’immersion linguistique à l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse, au printemps 2015. J’en garde un excellent souvenir. Comme bien des familles louisianaises, nous avons vécu une dépossession de notre patrimoine linguistique.


Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal L’Eau vive