Plus de 400 personnes et 50 représentants nationaux de 31 pays ont participé à une conférence de l’Organisation internationale de la Francophonie sur l’éducation des filles et la formation des femmes, les 18 et 19 juin au Tchad.

Afrique et femmes : Quand le climat rattrape le boum francophone

La population mondiale passerait de 7,7 à près de 10 milliards entre 2020 et 2050, selon l’Organisation des Nations Unies. La majorité de cette croissance se produirait en Afrique, l’habitat de 60 % des francophones de la planète. Bonne nouvelle? Un péril guette cependant : le réchauffement climatique frapperait durement le continent.

La francophonie grimpe dans l’échelle démographique grâce à l’essor du français en Afrique. Selon l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la population continentale de langue française est passée de 270 à 300 millions en quatre ans et pourrait doubler d’ici 2070.

«On est tout à fait conscient de ce boum, affirme Dilek Elveren, de la Direction des Affaires politiques et gouvernance démocratique. Ça aura un impact sur notre réflexion globale et notre manière d’intervenir.»

Dans un blogue du journal Le Temps, le professeur de droit international Yves Sandoz résume la situation africaine. «La population de ces pays souffrira de l’explosion démographique et c’est de ceux-ci que proviendront toujours davantage de migrants, en sus des réfugiés climatiques que la hausse des niveaux des mers ou la sècheresse chasseront de leurs terres.»

«Plus de migrants et de réfugiés climatiques»

L’OIF souscrit aux «17 Objectifs de développement durable pour transformer notre monde» adoptés par l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 2015 pour l’horizon 2030. Les premiers ciblent la pauvreté, la faim et la santé. Un autre vise la lutte contre les changements climatiques. «La finalité est le bienêtre de l’humanité dans le respect de la planète, souligne Mme Elveren, spécialiste du programme Égalité femmes-hommes. Le crédo, c’est de ne laisser personne de côté, particulièrement les femmes. Ça fait très idéaliste, mais il faut avoir de l’ambition. Pour atteindre les cibles en dix ans, va falloir donner un gros coup d’accélérateur.»

Selon le rapport 2019 du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), huit des 12 pays où le risque pour les femmes est le plus élevé sont en Afrique centrale et subsaharienne (p. 89), là où se trouvent des francophones. L’indice des dangers est mesuré à partir d’une évaluation «des dangers et expositions, vulnérabilités et manques de capacités d’adaptation».

D’ailleurs, le chercheur Sandoz relie le sous-développement et le taux de fertilité élevé sur le continent. «Le [faible] statut de la femme, l’insuffisance de l’éducation, l’absence d’une planification sérieuse, le poids de dogmes religieux ou de superstitions, une gouvernance déficiente et une corruption élevée caractérisent les pays vulnérables.»


«Le droit de décider si elles veulent des enfants»

Le taux de fertilité est un indicateur des effets de la surpopulation, d’après le FNUAP. Dans les régions développées de la planète, l’indice serait de 1,7 enfant par femme; dans les parties moins développées, il monte à 2,6 et à 3,9 dans les régions les moins développées.

En 1994, un consensus global émergeait de l’ONU pour consacrer «le droit des femmes de décider si elles souhaitent avoir des enfants, quand et à quelle fréquence». Les gouvernements lient les droits à la reproduction, l’égalité des sexes et le développement durable.

Lors d’un atelier à la Conférence internationale de l’OIF, il aurait été question d’encourager les filles à «adopter des comportements responsables pour qu’elles aient un certain contrôle sur leur vie».

Une baisse de la fécondité parait «indispensable pour réduire la taille des cohortes futures», martèle le rapport (p. 43). «La population active augmente lorsque les femmes peuvent apporter une contribution effective au marché de l’emploi – ce qui reste également vrai pour les populations marginalisées et exclues», notamment les minorités sexuelles.

L’OIF n’a pas de mandat en matière de santé des populations, précise Dilek Elveren. Son approche serait plutôt de nature socioculturelle. «Par rapport à l’éducation et à l’égalité, il y a un enjeu éminemment important au cœur des questions de population : la santé reproductive et sexuelle des femmes.»


«Ça fait des années que j’entends ce discours»

Sa contribution complémente celle de l’ONU. Les 18 et 19 juin à N’Djamena (Tchad), Dilek Elveren participait à une conférence internationale de l’OIF sur l’éducation des filles et la formation des femmes dans l’espace francophone.

«C’est une question qu’on a prise en main depuis plus de 20 ans. Maintenant, on a aussi un momentum politique du fait d’avoir deux dirigeantes qui sont des femmes [la secrétaire générale rwandaise Louise Mushikiwabo et l’administratrice canadienne Catherine Cano]. On peut vraiment avancer.»

Selon la spécialiste, des comportements doivent changer, comme le réflexe d’accorder la parole aux garçons en classe. «Il faut des outils pour augmenter les compétences sur l’inclusion, pour encourager le personnel à s’adresser de la même manière aux filles.» On aurait aussi évoqué leur pénurie dans les sciences, le génie et les technologies.

La Djiboutienne-Somalienne Amina Hufane, arrivée à Ottawa à l’âge de 17 ans, s’impatiente du rythme du changement. «Cela fait des années que j’entends ce discours, à savoir qu’il faut travailler avec cette population, la sauver. Miser sur la scolarisation des filles et la formation des femmes africaines est une chose, les rendre accessibles en est une autre.»


«Une réflexion sur les relations non consensuelles»

«Ce n’est pas possible pour toutes les familles de scolariser leurs enfants, particulièrement leurs filles, estime la travailleuse sociale. Celles qui vivent une situation de pauvreté n’ont pas ce luxe. Ce serait idéal de parler en termes de gratuité scolaire et de s’assurer que les infrastructures soient en place.»

Amina Hufane se préoccupe de l’inertie en matière d’égalité. «Tant que la fille et la femme auront un statut inférieur au garçon et à l’homme, cela va engendrer différentes formes de violence : physique, sexuelle, psychologique, économique, féminicide, mariage et travail forcé, mutilations sexuelles féminines.»

Les questions de planification familiale et d’autonomisation des femmes figuraient également à l’agenda de la conférence, souligne Dilek Elveren, «pour qu’elles aient moins d’enfants et plus d’accès à l’éducation et à l’emploi».

«Une réflexion reste à faire sur les relations non consensuelles. On peut encourager les filles à adopter des comportements responsables pour qu’elles aient un certain contrôle sur leur vie. On aborde l’accès à l’information comme un droit, pour les femmes et les hommes.»

Plus de 400 personnes de 31 pays ont participé aux débats et produit sept recommandations.


Une baisse de mortalité maternelle d’environ 44 %

Côté santé reproductive, le FNUAP consacre d’importantes ressources pour mesurer l’évolution globale des soins. Il serait le premier distributeur mondial de fournitures et de matériel. Son rapport révèle une baisse de mortalité maternelle d’environ 44 % depuis 1990 dans la région saharienne.

L’organisme évalue les interventions sur l’ensemble du continuum de 20 types de soins disponibles dans 81 pays où sont concentrés «90 % des décès d’enfants de moins de cinq ans et 95 % des décès maternels».

Dans cette couverture se trouvent la planification familiale, les soins prénatals, le traitement du VIH et de la pneumonie, l’accouchement professionnel, les suivis postnatals pour maman et nouveau-né, l’allaitement, les vaccinations et les services d’eau potable.

En 2017, le Canada a contribué 46,6 millions au FNUAP, en 6e place derrière le meneur, le Royaume-Uni, avec 166 millions. La même année, le financement annuel de 32,5 M des États-Unis était coupé. Le président Trump accuse l’organisme de promouvoir l’avortement et la contraception. En termes pluriannuels, la perte s’élève à plusieurs milliards.


Plus de 15 millions de filles mariées de force

La réaction internationale s’est manifestée face à ce recul, notamment par une initiative de la ministre néerlandaise de la Coopération au développement. Lilianne Ploumen a lancé SheDecides, une plateforme globale de financement participatif.

«Chaque année, plus de 15 millions de filles sont mariées de force avant l’âge de 18 ans, estime l’organisme, 16 millions de 15 à 19 ans et un million de moins de 15 ans accouchent. La plupart sont dans les pays en développement. Trois millions d’entre elles de moins de 19 ans avortent dans de mauvaises conditions.»

Le professeur Sandoz cherche des solutions. «Pourquoi ne pas tenter de désamorcer la bombe démographique en augmentant massivement l’aide au développement à ces pays en l’assortissant de conditions strictes en ce qui concerne la gouvernance, les droits de la personne, l’éducation et la planification familiale?

«Ce n’est toutefois envisageable que dans le cadre d’une coalition de toutes les forces, d’une coordination de politiques nationales, d’une mise au pas des autorités religieuses qui sapent les efforts de planification familiale et de fermes sanctions des pratiques de corruption.»


«Réconcilier l’humanité et la planète»

L’OIF tiendra en octobre sa conférence ministérielle annuelle sur cette thématique : «Réconcilier l’humanité et la planète».

«La francophonie a une capacité de mobilisation sur ces problématiques parce qu’on a un volet politique, conclut Dilek Elveren. La question du nombre d’habitants n’est pas l’enjeu, mais d’assurer un monde meilleur pour tous et toutes dans l’espace francophone.»

Marocaine d’origine arrivée au Canada à l’âge de 14 ans, Soukaina Boutiyeb ne craint pas une augmentation de la population. «Il faut voir le potentiel d’avoir plus de personnes dynamiques à qui on peut donner des ressources pour contribuer à la société.»


Le problème : gérer les politiques

«L’Afrique est très riche en termes de ressources naturelles, des minéraux et du pétrole. Beaucoup d’exploitation est possible si les gouvernements le font dans le bon sens, s’ils investissent dans l’éducation et la santé. Pour moi, le problème n’est pas la surpopulation, mais comment on va gérer les politiques.»

La leadeuse francophone reconnait l’ampleur du travail à faire pour appuyer adéquatement les femmes. «Quand elles font des enfants, c’est un choix ou une pression sociale? Est-ce qu’elles le font en connaissance de cause?»

Soukaina Boutiyeb conclut : «On doit faire un travail de sensibilisation qui n’est pas destiné juste aux femmes, mais à la population en général. Si avoir un enfant était la responsabilité de deux personnes, on n’aura peut-être plus besoin de parler de cet enjeu de surpopulation.»

Lors du 6e Sommet des femmes, des personnalités aux cheminements disparates ont questionné la validité du terme «féminisme» et discuté de la diversité dans l’Acadie d’aujourd’hui. L’événement organisé par le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick et Actions Femmes Île-du-Prince-Édouard se déroulait les 11 et 12 août dans le cadre du Congrès mondial acadien l’Île.

Quelque 150 personnes étaient inscrites au sommet intitulé L’Acadie (RE)pensée : le féminisme et l’égalité des genres en Acadie. «On est heureux que des gens se soient déplacés depuis la Louisiane, Terre-Neuve et le Québec, puisqu’on ne voulait pas que ce soit uniquement centré sur la réalité du Nouveau-Brunswick», a affirmé la directrice générale du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick (RFNB), Nelly Dennene.

La première activité au programme exposait quatre panélistes qui n’ont presque rien en commun, sauf la francophonie : Karolyn Aucoin, Sébastien Lord-Émard, Cyrilda Poirier et Lucie Aounetse.

Karolyn Aucoin se définit comme une bisexuelle bilingue. Celle qui dit avoir grandi sur Internet travaille dans un village en Nouvelle-Écosse où elle s’implique pour s’assurer que tous les gens sont représentés en tout temps. Elle croit que le féminisme ne devrait pas se définir par un mot, mais plutôt par des actions.

Francopresse. Yves Frenette de l’Université de Saint-Boniface remontera le temps pour mieux connaitre les chemins de traverse empruntés entre 1640 et 1940 par tous ces francophones venus en terre d’Amérique.

Il caressait le projet depuis quelque temps déjà. Ça y est, le professeur Yves Frenette de l’Université de Saint-Boniface partira sur la piste des francophones d’Amérique! À compter de septembre et pendant sept ans, avec quelques dizaines de collègues, il compte remonter le temps pour mieux connaitre les chemins de traverse empruntés entre 1640 et 1940 par, notamment, tous ces Franco-Manitobains, Québécois, Acadiens ou encore Français venus en terre d’Amérique. 

Il y a 25 ans, au Congrès mondial acadien, Zachary Richard lançait un appel au secours de la part des Acadiens de la Louisiane. «On a tombé de la falaise, mais on n’a pas encore touché la terre», avait-il déclaré devant la foule rassemblée au spectacle du 15 aout, à Shédiac. Ce premier congrès a rallumé la flamme du célèbre chanteur louisianais pour la chanson francophone et la cause acadienne. Deux ans plus tard, il lançait l’un des albums les plus marquants de sa carrière, Cap Enragé, un premier disque de langue française en 15 ans.

Zachary Richard qui avait 44 ans au premier Congrès mondial acadien a plein de souvenirs assez surprenants de ce premier rassemblement. Il se souvient, entre autres, de Roch Voisine qui parlait sur un cellulaire «grand comme un carré de jambon» ou encore du poète Gérald Leblanc qui s’est éclipsé parce qu’il ne voulait rien savoir du CMA.

Des amitiés avec des artistes se sont renforcées, note-t-il. Il découvrait aussi Marie-Jo Thério, une artiste qui l’a frappé «entre l’œil et la corde» comme on dit en Louisiane et la resplendissante Édith Butler dans son rôle de grande dame de l’Acadie. À son avis, le premier CMA constitue un évènement marquant de l’histoire acadienne moderne.

«On peut parler d’avant le premier congrès et d’après le congrès. À partir de 1994, il y a eu une énorme différence à mon avis dans la mentalité identitaire, cette espèce de confiance et même une forme de ténacité qui s’est installée dans la mentalité acadienne. C’était fort différent qu’en 1975 par exemple, quand on fêtait à Moncton et qu’on s’est fait arrêter par la police.»

La Voix acadienne, IPÉ. Le 6e Sommet des femmes a été lancé par une discussion sur la validité du terme «féminisme» et l’inclusion de la diversité dans l’Acadie d’aujourd’hui.

Lors du 6e Sommet des femmes, des personnalités aux cheminements disparates ont questionné la validité du terme «féminisme» et discuté de la diversité dans l’Acadie d’aujourd’hui. L’événement organisé par le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick et Actions Femmes Île-du-Prince-Édouard se déroulait les 11 et 12 août dans le cadre du Congrès mondial acadien l’Île.

Alors que l’été est souvent synonyme de ressourcement et de rencontres multiples, l’institut de recherche Angus Reid est allé à contre-courant. Il vient de sortir une intéressante étude donnant un index sur la solitude et l’isolement social au Canada. Les francophones en seraient-ils plus atteints que les autres ?

En introduction, l’institut basé à Vancouver définit d’abord les différences entre solitude et isolement social. Ce dernier peut être décrit de façon objective, lié à divers comportements sociaux tels le nombre de contacts avec les autres ou les actions faites auprès des autres. Par contre, la solitude est avant tout subjective. Selon la recherche menée par Angus Reid, en collaboration avec Cardus, un autre institut de recherche canadien, la solitude est un «décalage entre la quantité et la qualité de relations interpersonnelles qu’une personne a véritablement et ce qu’elle souhaiterait avoir.» Autrement dit, dans une salle pleine de gens, une personne peut ne pas être isolée, mais se sentir terriblement seule.


Les groupes à risque

Grosso modo, l’étude révèle qu’un peu plus de 60 % des Canadiens disent qu’ils aimeraient que leurs amis et leur famille passent plus de temps avec eux. De l’autre côté du spectre, seulement 14 % des personnes interrogées décrivent leur vie sociale comme très bonne. En fait, pour l’ensemble des questions posées, le groupe le plus choyé de l’étude représente 22 % des personnes sondées et est associé aux gens susceptibles d’être mariés, d’avoir des enfants et de gagner 100 000 $ ou plus. Est-ce vraiment surprenant?

Alors, qui est en situation de faiblesse par rapport à l’index sur la solitude et l’isolement social (ISIS)? Les gens de plus de 55 ans avec un revenu de moins de 50 000 $, les minorités visibles, les Autochtones, les personnes faisant partie du groupe LGBTQ2.

Dans cet index divisé en cinq groupes allant du solitaire au plus entouré, les chercheurs de chez Angus Reid mentionnent également que certains moyens peuvent aider à briser l’isolement. Selon Angus Reid, les activités liées à la foi comme la prière ou la fréquentation aux offices religieux aident à diminuer le sentiment de solitude. Pour les plus technos, utiliser des médias sociaux, texter ou se servir d’appels vidéos aide à rester branchés avec la famille et les amis.

«Beausoleil, Louis Riel, Jackie Vautour… Ast’heure c’est not’ tour». Ce sont quelques paroles de Petitcodiac, une chanson qui combine complainte et révolte pour faire appel à la lutte. Je les ai entendues en marchant dans les rues de Dieppe au Nouveau-Brunswick, dans le cadre du Congrès mondial acadien.

Beausoleil, Louis Riel et Jackie Vautour sont symboles de résistance. Ils ont en commun d’avoir défendu leur cause jusqu’au bout.

Je songeais aux Franco-Colombiens et à la lutte scolaire qu’ils ont lancée, quand ces trois noms ont atteint mon oreille.

Leurs écoles sont trop petites et sont souvent dans un état lamentable. Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique en ont assez. Ils accusent la province de sous-financer les infrastructures scolaires et le transport des élèves dans le secteur francophone. Les tribunaux inférieurs les ont défaits deux fois. Tenaces, ils ne baissent pas les bras. L’affaire sera devant la Cour Suprême à l’automne.

On peut affirmer sans ambages que le français a avancé envers et contre tous sur notre continent. Il s’est étendu tant et aussi loin qu’une terre était là pour l’accueillir. Seuls nos océans, barrières géographiques infranchissables, ont contenu sa marche.

Comme tous les francophones d’Amérique, les Franco-Colombiens ont hérité de l’œuvre de Samuel de Champlain, commencée il y a plus de quatre siècles dans le berceau de l’Acadie aux abords de la baie de Fundy entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Il y a loin de l’Atlantique au Pacifique; plus de quatre fuseaux horaires et des milliers de kilomètres. Il s’est écoulé plus de quatre siècles d’histoire depuis le jour où Champlain a jeté l’ancre à l’embouchure du fleuve Saint-Jean. C’est dans ces proportions qu’il faut mesurer la présence française sur notre continent de même que la lutte que mènent les Franco-Colombiens. La résistance qui s’organise entre nos océans a la même envergure.

L’Aurore boréale, YK, Le festival Sunny Side of the Doc, dans la ville côtière de La Rochelle, en France. s’est déroulé fin juin dernier. Le cinéaste et producteur franco-yukonais Simon D’Amours faisait partie de la délégation canadienne.

Les contenus factuels (documentaires, œuvres interactives, etc.) étaient en vedette lors du festival Sunny Side of the Doc, dans la ville côtière de La Rochelle, en France. La 30e édition annuelle de ce marché international d’œuvres de non-fiction s’est déroulée du 24 au 27 juin dernier. Le Canada était de la partie et Simon D’Amours, cinéaste et producteur franco-yukonais, faisait partie de la délégation.

Le Moniteur acadien, NB. À la veille d’une nouvelle saison de pêche au homard, les pêcheurs parlent des prises, des prix et de tout ce qui concerne cette pêche qu’on espère lucrative. On entend rarement parler des personnes qui assurent la transformation.

À la veille d’une nouvelle saison de pêche au homard, les pêcheurs préparent leurs bateaux et leurs trappes. On parle des prises éventuelles, des prix qu’on recevra, des usines à qui on vendra le crustacé, du cout de l’essence qui continue d’augmenter et de tout ce qui concerne cette pêche qu’on espère lucrative. On entend rarement parler de celles et ceux qui travaillent de longues heures à la transformation de ce délicieux homard.

Agricom, On. Isabelle Perdigal et Jacques Morin sont propriétaires d’une petite ferme caprine dans l’Est ontarien. L’entreprise Les Belles Bouclettes se spécialise dans la production de la fibre mohair à l’aide de ses chèvres angoras.

Isabelle Perdigal et Jacques Morin sont les propriétaires d’une petite ferme caprine dans l’Est ontarien. La jeune entreprise Les Belles Bouclettes se spécialise dans la production de la fibre mohair à l’aide de ses chèvres angoras. 

La Voix acadienne, IPÉ. Le Congrès mondial acadien est un événement haut en couleur. On ne peut pas imaginer un CMA sans ses manifestations grandioses, pas plus qu’on ne pourrait imaginer un CMA sans rencontres de familles.

Le Congrès mondial acadien est un événement haut en couleur, avec des activités d’envergure qui vont laisser des traces longtemps après que la poussière sera retombée.  

Francopresse. Du 11 au 16 aout se tient le Forum national des jeunes ambassadeurs, qui vise à promouvoir le français. Les participants, de tout le pays, se sont portés volontaires pour mettre de l’avant le français.

Du 11 au 16 aout se tiendra le Forum national des jeunes ambassadeurs (FNJA) qui vise à promouvoir le français par l’entremise des jeunes. Les participants, âgés de moins de 18 ans, se sont portés volontaires pour mettre de l’avant le français durant leurs vacances d’été.

Francopresse. Le 28 août 2019 marque un moment important dans l’histoire de la Société Saint-Thomas-d’Aquin : ce sera le début des célébrations du centième anniversaire de l’organisme porte-parole des francophones de l’Île.

Décidément, 2019 marque deux moments importants dans l’histoire de la Société Saint-Thomas-d’Aquin : pour la première fois de son existence, le Congrès mondial acadien se déroulera en partie à l’Île-du-Prince-Édouard, et ce, à compter du 10 août. Et 18 jours plus tard, le 28, ce sera le début des célébrations du centième anniversaire de la SSTA.

Le conseiller municipal Steve Roddick a proposé de déclarer l’état d’urgence climatique le 24 juin dernier. Les discussions entre le maire et les six conseillers municipaux n’ayant pas abouti, le sujet sera à nouveau étudié au mois de septembre en réunion du conseil municipal.

Conscient que le Nord et le Yukon en particulier subissent de plein fouet les effets dus au réchauffement climatique, Steve Roddick, conseiller élu à la Ville de Whitehorse en octobre 2018, a décidé de passer à la vitesse supérieure. Le 24 juin dernier, il a présenté une motion visant à reconnaitre l’état d’urgence climatique à Whitehorse. «J’ai mis le sujet sur le tapis, car je pense que le changement climatique est une question cruciale pour les municipalités et les villes et cela affecte nos infrastructures et notre façon de vivre au Yukon», explique-t-il lors d’une entrevue.

Francopresse. Chaque été, Québec reçoit des centaines d’étudiants venus parfaire leur connaissance du français. Mais si leur accent était le signal pour les marchands de passer systématiquement à la langue de John A. Macdonald?

Chaque été, la vieille capitale reçoit des centaines d’étudiants venus parfaire leur connaissance de la langue de Molière et en savoir plus sur le pays de Félix Leclerc. Mais si leur accent était le signal pour les marchands de passer systématiquement à la langue de John A. Macdonald?

Francopresse. La légalisation du pot provoque une constante augmentation du nombre de serres au Canada. Pour renflouer leurs finances, certains villages se les arrachent, à l’aube de la légalisation des produits comestibles.

Elle fleurit de partout. La plante légalisée à la vente à des fins récréatives en octobre 2018 envahit le Canada. Et pas question de la pulvériser de glyphosate : le cannabis est une véritable mine d’or. La ruée vers la production de pot provoque une constante augmentation du nombre d’usines à travers le pays. Pour renflouer leurs finances, certains villages se les arrachent, et ce, à l’aube de la légalisation des produits comestibles et dérivés.

Le Droit, On. La députée provinciale d’Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers, a officiellement déposé sa lettre de démission le mercredi 31 juillet et tire ainsi un trait sur la vie politique.

La députée provinciale d’Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers, a officiellement déposé sa lettre de démission le mercredi 31 juillet et tire ainsi un trait sur la vie politique.

Le Droit, On. Patrimoine Ottawa se prépare à se rendre devant les tribunaux pour empêcher la construction d’une annexe du Château Laurier, dont le design est controversé.

Patrimoine Ottawa se prépare à se rendre devant les tribunaux pour empêcher la construction d’une annexe du Château Laurier au design controversé.


Une campagne de financement participatif a été mise en ligne sur le site web gofundme.com par Patrimoine Ottawa. L’organisme demande l’aide du public pour aider l’organisation «à entreprendre une contestation judiciaire pour protéger l’intégrité de ce symbole important d’Ottawa et du Canada».

Le porte-parole de Patrimoine Ottawa, Robert Moreau, confirme que l’objectif est de contester l’octroi par le conseil municipal d’Ottawa d’un permis en matière de patrimoine à Larco Investments — firme propriétaire du Château Laurier.

Patrimoine Ottawa et le groupe Les Amis du Château Laurier avaient retenu les services d’un conseiller juridique au début du mois de juillet. À ce moment, une lettre pour détailler des failles perçues dans le processus d’octroi du permis en matière de patrimoine par la Ville d’Ottawa a été envoyée au maire.


Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal Le Droit

La vitalité des communautés de la francophonie en situation linguistique minoritaire ne fait pas l’ombre d’un doute, lorsqu’on voit la liste des manifestations francophones dans les provinces et territoires du Canada!

La vitalité des communautés de la francophonie en situation linguistique minoritaire ne fait pas l’ombre d’un doute, lorsqu’on voit la liste des manifestations francophones dans les provinces et territoires du Canada. Francopresse vous livre un calendrier des festivals et célébrations qui ont lieu d’un océan aux autres, en milieu francophone minoritaire.

La Liberté, Man. Miguel Vielfaure, le Franco-Manitobain derrière l’entreprise Étchiboy, a participé au Forum économique international des Amériques à Montréal pour faire comprendre ce qu’est l’entrepreneuriat social.

Miguel Vielfaure, le Franco-Manitobain derrière l’entreprise Étchiboy, a participé au Forum économique international des Amériques à Montréal du 10 au 13 juin. Son défi était de faire comprendre ce qu’est l’entrepreneuriat social.

Le Moniteur acadien, NB. L’équipe du spectacle Racines du Pays de la Sagouine vivait de la fébrilité, le soir de la première. Pour une deuxième année, Citrouille et Peigne prenaient la route de la France pour trouver leurs ancêtres.

La fébrilité régnait au sein de l’équipe du spectacle musical Racines du Pays de la Sagouine, le soir de la première. Pour une deuxième année, Citrouille (Luc LeBlanc) et Peigne (André Roy) reprenaient la route vers la France dans le but de retrouver leurs ancêtres.