Summerside, Ile-du-Prince Édouard : Dix-neuf ans plus tard, six francophones obtiennent leur diplôme

Certains se rappelleront les premiers pas de l’École française de Summerside, qui a accueilli quatre élèves en l’an 2000, deux ans avant la construction de l’École-sur-Mer (ÉSM). C’était déjà une grande victoire pour les francophones de l’Île-du-Prince-Édouard. Les combats et les efforts ont porté fruit, puisque cette année, six élèves ont complété leur éducation en français, dans la deuxième ville de la province.

 

Ericka Muzzo (La Voix acadienne)

 

La Voix acadienne, IPÉ. L’École française de Summerside a accueilli quatre élèves en l’an 2000. Cette année, six diplômés ont fait l’ensemble de leurs études en français dans la deuxième ville de la province.
Les élèves de l’ÉSM ont formé une haie d’honneur dans le corridor. Les diplômés ont dû la traverser pour se rendre à la salle principale. Photo : Éricka Muzzo, avec l’autorisation du journal La Voix acadienne

«Vos pas résonneront à jamais dans les pages de l’histoire de l’École-sur-Mer. Vous êtes nos six héros et héroïnes, qui avez persévéré alors qu’il aurait été facile d’abandonner. Merci de votre patience et de votre engagement», a prononcé l’enseignante de 6e année et directrice adjointe de l’ÉSM, Joanne Bulger, devant les quelque 200 élèves qui y étudient aujourd’hui.

Pour arriver à la salle Entre-deux-mers, où avait lieu la célébration, les six diplômés ont franchi le corridor principal de l’école au son des cris des autres élèves, qui les ont surpris en leur faisant une haie d’honneur. Visiblement excités et parfois émus aux larmes, les six élèves de 12e année ont eu bien des difficultés à retrouver leur calme.

«La chose qui me rend la plus fière, c’est de savoir que j’ai ouvert la voie pour les autres qui suivront. Pour moi, c’est spécial, mais c’est aussi normal de graduer ici. Je fréquente cette école depuis le Jardin des étoiles, je n’ai jamais pensé à changer», indique Katelyn Singer. Elle continuera ses études en français à l’Université de Moncton, en biologie.

 

Une réussite collective

Pour célébrer ses six diplômés, l’ÉSM organise un bal, un banquet ainsi qu’une toute première remise de diplômes. Ce dernier évènement promet d’être «assez grandiose», assure l’une des membres du comité organisateur, Lucie Landry-Sonier. Elle a également enseigné aux diplômés, et ça n’est pas sans un pincement au cœur qu’elle les voit partir.

 

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