Pâtisseries glacées végétaliennes sur l’Esplanade Riel : Monkey Bar, jamais deux sans trois saisons

La Liberté, Man. Le kiosque de pâtisseries glacées végétaliennes Monkey Bar ouvrira début juin sur l'Esplanade Riel pour sa troisième saison. Un an après avoir obtenu le prix du public à la Fosse aux Lions, le projet a évolué.

Le rideau du Monkey Bar, le kiosque de pâtisseries glacées végétaliennes de Muriel Dupuis et Rahim Limam, ouvrira début juin sur l’Esplanade Riel de Winnipeg pour sa troisième saison. Un an après avoir obtenu le prix du public au concours entrepreneurial la Fosse aux Lions 2018, le projet a bien évolué.

 

Mathilde Erreard (La Liberté)

 

La Liberté, Man. Le kiosque de pâtisseries glacées végétaliennes Monkey Bar ouvrira début juin sur l'Esplanade Riel pour sa troisième saison. Un an après avoir obtenu le prix du public à la Fosse aux Lions, le projet a évolué.
Muriel Dupuis et Rahim Limam vont rouvrir le Monkey Bar sur l’Esplanade Riel au mois de juin, avec une carte enrichie. Photo : avec l’autorisation de Muriel Dupuis

Nouveauté cette année : la carte se diversifie avec des biscuits et des gâteaux, toujours fabriqués sans ingrédients d’origine animale. Un service de traiteur spécialisé dans la pâtisserie sera également mis en route.

Rahim Limam met beaucoup d’espoir sur cette troisième saison. «C’est l’année test pour savoir si on peut ouvrir à l’avenir notre comptoir permanent de pâtisseries. Après, on va pouvoir décider si Winnipeg a besoin d’un Monkey Bar. Jusqu’ici, on avait du recul sur notre commerce uniquement sur trois mois par an, pendant l’été. L’hiver, les conditions de vente sont différentes. Est-ce qu’on va pouvoir encore vendre des produits glacés à cette période?»

La pâtisserie végétalienne à Winnipeg est un marché à développer. Muriel Dupuis a adopté ce régime alimentaire. «J’ai du mal à trouver des produits végétaliens à Winnipeg. Je ne peux pas, comme tout le monde, acheter au coin de la rue un beignet ou des biscuits sans ingrédients d’origine animale. Je dois donc les faire moi-même, chez moi. Alors, on s’est dit avec Rahim qu’il y avait un créneau à prendre.»

Le défi est aussi de créer la demande. Les deux commerçants veulent doubler les ventes en 2019 par rapport à 2018. Ils avaient vendu 7850 produits cette année-là. En 2017, 4350.

Depuis la première saison, le projet ne cesse d’évoluer, explique Rahim Limam. «Le premier été en 2016, on était encore étudiants. On apprenait à connaître notre clientèle et nos fournisseurs. On expérimentait. L’année suivante, on était plus professionnels et les chiffres de vente étaient déjà plus importants.»

En 2016, le Monkey Bar était en partie financé par une bourse du Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM) à hauteur de 1000 $. Le projet avait aussi été exempté de loyer par Entreprises Riel.

L’année suivante, Muriel Dupuis et Rahim Limam ont financé le Monkey Bar eux- mêmes. «On s’est dit : ‘Pourquoi ne pas continuer l’aventure?’ Donc on a pris le risque et investi 8000 $ de notre poche.»

En 2018, lors de la remise du prix du public de la Fosse aux Lions, les deux jeunes étaient étudiants en Administration des affaires à l’Université de Saint-Boniface. Rahim Limam a été diplômé en janvier 2018 et Muriel Dupuis le sera ce mois-ci.

Aujourd’hui, ils sont devenus des entrepreneurs avec des rêves : «Ensemble, plus tard, on voudrait ouvrir notre restaurant végétalien.»

Ils gardent tout de même la tête sur les épaules. «Il faut établir un plan d’affaires et une stratégie marketing. On devra aussi prendre le temps d’établir de bonnes relations avec nos fournisseurs et s’assurer qu’ils nous suivront sur le long terme. Travailler avec des producteurs locaux et organiques est notre but, mais ils se comptent encore sur les doigts d’une main dans la région. Ça va prendre du temps.»