East Coast Music Awards : Denique LeBlanc ou l’art de bouleverser le statu quo

Le récipiendaire du prix d’enregistrement électronique de l’année aux East Coast Music Awards n’est pas particulièrement connu dans l’est du pays.  Ou du moins, pas encore. Qu’à cela ne tienne, dans sa musique comme au quotidien, Denique LeBlanc ne recule devant rien ni personne pour s’exprimer, réfléchir et provoquer.

 

Ericka Muzzo (La Voix acadienne)

 

Denique LeBlanc a fait sa marque avec une esthétique très particulière, s’amusant avec les notions de genre et vêtu de costumes flamboyants. Photo : avec l’autorisation de Denique LeBlanc

Né à Halifax, ayant grandi à Summerside puis en Saskatchewan, l’artiste est à la fois de partout et de nulle part. «Je ne sais pas vraiment d’où je viens, je me considère chez moi dans ces trois endroits», explique-t-il.

Denique n’a pourtant jamais senti que son art était réellement compris dans les provinces de l’Atlantique, ou que lui-même y avait sa place… jusqu’à ce que son tout premier album, Shape 1, soit consacré le week-end dernier par l’un des plus grands festivals de musique de la région.

«Ça veut dire beaucoup.  Ça ferme un peu la porte sur la négativité que j’ai déjà ressentie dans l’Est, et ça me permet d’aller de l’avant en laissant derrière la tristesse de sentir que je n’y avais pas ma place», philosophe l’artiste aux costumes flamboyants.

Il réside à Montréal depuis deux ans, une décision qu’il ne regrette pas, mais qui lui laisse un arrière-goût amer. «Quand j’ai annoncé que je déménageais dans la grande ville, les gens de l’Est ont été très encourageants. Ils m’ont dit : “Vas-y, go get’em tiger!” Et j’apprécie énormément ce support, mais d’un autre côté, je trouve ça triste que les artistes se sentent obligés de partir pour progresser dans leur carrière.  Si on part, ça laisse quoi pour les provinces de l’Atlantique?» questionne Denique.

 

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