Éducation à l’Ile-du-Prince-Édouard : La CSLF abandonne sa mise en demeure envers la Province

La Commission scolaire de langue française (CSLF) a informé la Province de l’Ile-du-Prince-Édouard en décembre dernier qu’elle laisserait tomber la mise en demeure déposée le 20 avril 2018, et qui avait pour but d’obliger le gouvernement provincial à mieux financer le système scolaire de langue française.

 

Éricka Muzzo (La Voix acadienne)

 

Les commissaires de la CSLF sont, de gauche à droite : au premier rang, Tammy Shields, Stéphane Blanchard et Diane Shortt. Au second rang, Darlene Arsenault et Janine Gallant. Au troisième rang, Émile Gallant (président), Grégory Urier, Lynn Faubert et Gilles Benoit (vice-président). Photo : CSLF, avec l’autorisation de La Voix acadienne

Dans un communiqué publié le 29 avril 2019, la Commission explique que l’abandon de la mise en demeure était une exigence de la Province pour poursuivre les discussions, et que ses représentants ont a rencontré l’ancien ministre de l’Éducation, du Développement préscolaire et de la Culture en mars, soit juste avant les élections.

«Lors de cette rencontre, la CSLF et le ministre ont accepté d’établir un comité mixte pour assurer que le système scolaire francophone puisse offrir tous les services de base ainsi que les services culturels, communautaires et identitaires additionnels, précise la Commission scolaire de langue française dans son communiqué. La CSLF souhaite également signer une entente de collaboration à long terme qui établira un mécanisme pour régler rapidement tout différend à l’avenir et un processus collaboratif pour dépenser les fonds fédéraux et provinciaux en matière culturelle, communautaire et identitaire. Un expert impartial sera embauché pour faciliter les échanges entre les deux parties. Le comité devait terminer son travail dans les plus brefs délais.»

L’élection du nouveau gouvernement progressiste-conservateur risque toutefois de brasser encore les cartes. «On va donner une chance au nouveau gouvernement de se mettre en place, explique le président de la CSLF, Emile Gallant. On a déjà demandé une rencontre avec le nouveau premier ministre, Dennis King, et le nouveau chef de l’opposition, Peter Bevan-Baker. Certains élus sont déjà au courant de la situation, donc j’espère qu’on pourra régler cela hors cours.»

 

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