Nouveau-Brunswick : Blaine Higgs dénonce un projet de loi «anti-pipeline» à Ottawa

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick était de passage à Ottawa, mardi, pour exprimer son opposition au projet de loi fédéral sur la réforme de l’évaluation des grands projets comme les oléoducs.

 

Mathieu Roy-Comeau (Acadie Nouvelle)

 

 

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, Photo : archives, avec l’autorisation de l’Acadie Nouvelle.

Devant un comité du Sénat canadien, Blaine Higgs a qualifié le controversé projet de loi C-69 de législation «anti-pipeline».

À son avis, cette initiative du gouvernement de Justin Trudeau représente «un risque et un obstacle inacceptables» à la prospérité du Canada atlantique et du Nouveau-Brunswick.

Il craint que le processus d’approbation des grands projets ne devienne «lourd, non concurrentiel et difficilement réalisable», privant ainsi la région d’un potentiel lien vers les infrastructures énergétiques du centre et de l’ouest du pays.

«Le Canada atlantique n’est relié à aucun réseau de pipelines du Canada. Tous les réseaux s’arrêtent à notre province voisine du Québec», a-t-il dit aux sénateurs qui étudient en ce moment le projet de loi.

L’incertitude entourant la promesse du gouvernement Trudeau de revoir le processus d’évaluation des grands projets a d’ailleurs contribué à mettre fin au projet de pipeline Énergie Est, a affirmé Blaine Higgs.

«Comme vous le savez, le Nouveau-Brunswick aurait été un terminal de l’oléoduc Énergie Est.»

Blaine Higgs a imploré les sénateurs de renvoyer le projet de loi à la table à dessin pour éviter que les nouvelles règles proposées ne bloquent de futurs projets et les investissements qui en découleraient.

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, a signalé son opposition à la démarche du premier ministre Higgs par voie de communiqué.

 

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