Élections à l’Île-du-Prince-Édouard : À quoi s’attendre d’un gouvernement progressiste-conservateur minoritaire?

La Voix acadienne, IPÉ. À l’IPÉ, l’élection d’un gouvernement provincial à trois partis, minoritaire pour la première fois et dirigé par les progressistes-conservateurs après trois mandats libéraux, comporte plusieurs inconnus.

Considérant les résultats des sondages, plusieurs observateurs estiment que le résultat des élections provinciales tenues le 23 avril à l’Ile-du-Prince-Édouard n’est pas une surprise. Il n’en demeure pas moins qu’un gouvernement à trois partis, minoritaire pour la première fois dans l’histoire contemporaine de l’Î.-P.-É. et dirigé par le Parti progressiste-conservateur (PPC) après trois mandats libéraux, comporte plusieurs inconnus.

Ericka Muzzo (La Voix acadienne)

 

La Voix acadienne, IPÉ. À l’IPÉ, l’élection d’un gouvernement provincial à trois partis, minoritaire pour la première fois et dirigé par les progressistes-conservateurs après trois mandats libéraux, comporte plusieurs inconnus.
Dennis King formera le prochain gouvernement à l’Île-du-Prince-Édouard après avoir récolté une douzaine de sièges. Photo : compte Facebook de Dennis King

«Le Parti vert avait beaucoup d’appuis, mais qui ont un peu diminué avec le temps. Ça indique que certains électeurs sont retournés à une manière plus traditionnelle de voter», note le politologue de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard Don Desserud.

C’est précisément depuis l’élection du chef Dennis King que le PPC est remonté dans les sondages. «Le parti rencontrait des difficultés depuis longtemps, et le nouveau chef était un facteur inconnu. Même si les gens savaient qui il était, les attentes étaient basses, et il s’est avéré un meneur très capable pour le parti», analyse Don Desserud.

Le style de Dennis King et des autres chefs de partis Peter Bevan-Baker et Joe Byrne tranchait avec celui de l’ancien premier ministre, Wade MacLauchlan. «La popularité du chef du Parti libéral était en chute libre depuis plusieurs années, parce que la connexion avec les insulaires ne s’est jamais vraiment faite. C’est une bonne personne, mais on ne sent pas son authenticité, alors que ses trois concurrents sont très authentiques», constate Dominique Chouinard, qui donne un cours d’Administration publique et culture patrimoniale au Collège de l’Ile.

 

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