Épilogue d’une institution franco-ontarienne : L’ultime rapport du commissaire aux services en français

Dans son douzième et dernier rapport annuel, le commissaire aux services en français de l’Ontario, François Boileau, remet les pendules à l’heure sur le rôle de son bureau et sur ce qui s’est passé depuis l’annonce de l’abolition du Commissariat en novembre dernier, en plus d’offrir une perspective sur l’avenir avec les défis qui guettent la communauté francophone

 

Sylvie Branch (Le Droit)

 

Page couverture du Rapport. Photo : avec l’autorisation du Commissariat aux langues officielles

«Bien sûr que je suis amer. Je suis le premier commissaire et toute mon expérience et mon expertise, c’était de bâtir quelque chose de solide et de laisser à mon successeur une organisation qui serait solide. Là, j’assiste depuis quelque mois au démantèlement du Commissariat. Si vous me demandez d’être complètement sans émotion, je ne peux pas. J’ai travaillé d’arrachepied avec mon équipe au cours des 11 dernières années. La décision qui a été prise de couper le Commissariat a été prise sans connaitre vraiment ce qu’on fait, alors on prend le temps de l’expliquer», confie M. Boileau au Droit.

Dans son rapport, intitulé Épilogue d’une institution franco-ontarienne, le commissaire met la table dès les premières pages sur le rôle de son bureau. Il insiste sur les différences entre un ombudsman et un ombudsman linguistique. Rappelons que la province a aboli le Commissariat aux services en français (CSF) et qu’il sera intégré au sein de l’équipe de l’ombudsman de l’Ontario dès le 1er mai.

«Le rapport sert aussi à rectifier quand la ministre a dit que ce sera du pareil au même et que les plaintes vont être analysées par l’unité des services en français de l’ombudsman. Je regrette, mais c’est avoir une vision très étroite du rôle d’un commissaire linguistique, souligne Me Boileau. Le rapport sert aussi à déboulonner ce mythe-là et à rectifier des choses pour dire quel est le rôle de l’ombudsman linguistique en plus de dire ce que vous allez perdre parce que l’ombudsman ne pourra pas faire ça.»

 

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