Dernier rapport du Commissariat aux services en français de l’Ontario : Un vide qui devra être comblé

Le Voyageur, On. Le Commissariat aux services en français de l’Ontario n’existera plus demain. Le dernier rapport du commissaire, publié le 16 avril, présente un état des lieux plus qu’il ne formule de recommandations. Entrevue.

Puisque le Commissariat aux services en français de l’Ontario (CFS) n’existera plus après le 30 avril, le dernier rapport annuel du commissaire François Boileau, publié le 16 avril, prend davantage la forme d’un état des lieux.

 

Julien Cayouette (Le Voyageur)

 

Le Voyageur, On. Le Commissariat aux services en français de l’Ontario n’existera plus demain. Le dernier rapport du commissaire, publié le 16 avril, présente un état des lieux plus qu’il ne formule de recommandations. Entrevue.
Le commissaire aux services en français de l’Ontario, François Boileau. Photo : Julien Cayouette, avec l’autorisation du journal Le Voyageur.

François Boileau a expliqué au journal Le Voyageur qu’il ne se sentait pas à l’aise de faire de nouvelles demandes. «Ça aurait été un peu étrange de faire des recommandations à un gouvernement qui, visiblement, ne veut plus vous entendre», illustre M. Boileau.

Un chapitre est tout de même consacré à l’élimination du CSF afin de rappeler le déséquilibre ainsi créé par le gouvernement. On peut y lire : «Il est ironique de penser que tous les efforts pour faire du commissaire aux services en français un officier indépendant de l’Assemblée législative, afin, justement, de le protéger contre toute interférence et ingérence politique, n’auront finalement pas réussi à protéger la fonction.»

La décision reste inexplicable pour le commissaire. Rappelons que le gouvernement de Doug Ford a justifié l’abolition par un désir de faire des économies budgétaires. «Encore à ce jour, cette justification demeure sans preuve», est-il écrit dans le rapport. Il ajoute que si le gouvernement avait parlé au CSF, ils auraient pu trouver une façon de réduire les dépenses d’environ 350 000 $.

 

Pour la passation des pouvoirs

Un chapitre du rapport explique au gouvernement les différences entre un commissaire et un ombudsman, dont le fait qu’un commissaire n’attend pas des plaintes pour agir.

 

Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal Le Voyageur.