Des pêcheurs de hareng restent au quai

Les pêcheurs néo-brunswickois de hareng ont finalement largué les amarres la semaine dernière. Ils ont eu l’autorisation de mettre les filets à l’eau jeudi, mais le poisson n’est pas encore au rendez-vous.

Les pêcheurs néo-brunswickois de hareng ont finalement largué les amarres aux quais de Cap-Pelé, Petit-Cap, Grande-Digue, Cap-des-Caissie et Cap Tourmentin, la semaine dernière. Ils ont eu l’autorisation de mettre les filets à l’eau jeudi, mais le poisson n’est pas encore au rendez-vous.

Claire Lanteigne (Le Moniteur acadien)

 

Les pêcheurs néo-brunswickois de hareng ont finalement largué les amarres la semaine dernière. Ils ont eu l’autorisation de mettre les filets à l’eau jeudi, mais le poisson n’est pas encore au rendez-vous.
Le Bédêche, le bateau de Jean-Pierre Cormier. Avec l’autorisation de Jean-Pierre Cormier.

« On a levé les filets tous les jours depuis, rapporte Stéphan LeBlanc, de Notre-Dame, près de Moncton, mais on n’a rien pris. Il est encore tôt, car l’année passée on a eu le premier poisson le 30 avril et le 1er mai. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte dont la température de l’eau et le cycle lunaire. Et il faut dire que la pêche au hareng ne va pas bien depuis plusieurs années. Même si les quotas ne sont pas élevés, on ne réussit même pas à le prendre. »

Après avoir dépassé la barre des 100 000 tonnes dans les années 1980 et 1990, la biomasse du petit poisson argenté est sous le seuil critique des 20 000 tonnes depuis le début des années 2000. « Lors de réunions avec Pêches et Océans, j’avais suggéré de fermer la pêche, d’élaborer un plan de redressement et de mieux gérer la ressource. Mais on pointe souvent du doigt la prédation par le phoque gris pour expliquer la diminution des stocks et on dit que ça ne vaut pas la peine de fermer la pêche. Le taux de mortalité serait égal à ce qu’on pêche. »

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