Vivre en communauté sur l’ensemble du territoire : Bilan des Rendez-vous de la Francophonie

Fin mars, le rideau est tombé sur le mois des Rendez-vous de la Francophonie (RVF). Francopresse revient sur le bilan de l’événement avec Guy Matte, directeur général de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures.

Fin mars, le rideau est tombé sur le mois des Rendez-vous de la Francophonie (RVF). L’événement chapeauté par la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures a présenté une panoplie d’activités afin de promouvoir la langue française. Francopresse revient sur le bilan de l’événement avec Guy Matte, directeur général de la Fondation.

 

Charles-Antoine Côté (Francopresse)

 

Fin mars, le rideau est tombé sur le mois des Rendez-vous de la Francophonie (RVF). Francopresse revient sur le bilan de l’événement avec Guy Matte, directeur général de la Fondation.
Francopresse_0416 Guy Matte, directeur général de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures

Francopresse : En cette fin d’édition 2019 des Rendez-vous, avez-vous atteint les résultats escomptés ?

Guy Matte : Nous demeurons quand même modestes, on ne peut pas être les seuls à faire un changement social et assurer la permanence des communautés de langues officielles en faisant les Rendez-vous de la Francophonie. Ce qu’on souhaite faire, c’est que chaque mois de mars, on veut mettre l’attention particulière des Canadiens et des Canadiennes sur la présence des deux grandes communautés linguistiques partout sur le territoire. On le fait de différentes façons, soit à travers nos concours, nos spectacles et nos activités qu’on offre dans diverses régions et quand on a quelques centaines de milliers de personnes qui sont sensibilisées à cette réalité-là. Chaque année, on croit que ça apporte notre pierre à l’unification du pays.

 

F. : Cette année marque le 50e anniversaire de la Loi sur les langues officielles. Comment les RVF ont-ils souligné cet anniversaire ?

G.M.: Il ne faut pas oublier que le 50e anniversaire va se prolonger pendant toute l’année 2019. La Fondation a différents projets. Toutefois, à l’intérieur des RVF, ce que nous avons fait de particulier est, dans un premier temps, de souligner le 50e dans le journal des Rendez-vous. Ensuite, de le promouvoir lors de concours auprès des jeunes et des moins jeunes. Nous avons également organisé une grande réception à Ottawa pour le lancement de la caravane « bonjour my friend » qui a entrepris son parcours à Victoria, en Colombie-Britannique, en plus d’en faire la promotion sur le web.

 

 F. : Quel avenir entrevoyez-vous pour les RVF ?

G.M. : Cet avenir-là va dépendre beaucoup des Canadiens et des Canadiennes. Si demain il n’y a plus aucun problème au niveau de la dualité linguistique, s’il n’y a plus aucun problème pour les anglophones et les francophones de vivre en communauté sur l’ensemble du territoire et si tous les francophones ont accès à l’éducation et aux services en français partout au pays, je pense qu’à ce moment-là on n’aura plus besoin des Rendez-vous. Par contre, je pense qu’il y a encore un peu de travail à faire pour rejoindre cet objectif-là. Donc, les RVF ont encore un avenir pour continuer à sensibiliser la population à la présence des communautés linguistiques dans chacun des territoires et dans chacune des provinces.