Comment vieillit-on en français dans le Nord? Difficilement.

Le Voyageur, On. Manque de données, manque de ressources, manque de services, manque de sensibilisation... Tous ces facteurs font qu’il peut être difficile de vieillir en français dans le Nord de l’Ontario.

Manque de données, manque de personnel, manque de ressources, manque de services, manque de sensibilisation… Tous ces facteurs font qu’il peut être difficile de vieillir en français dans le Nord de l’Ontario. Il y a quand même des choses qui se font et qui fonctionnent.

 

Julien Cayouette (Le Voyageur)

 

Le Voyageur, On. Manque de données, manque de ressources, manque de services, manque de sensibilisation... Tous ces facteurs font qu’il peut être difficile de vieillir en français dans le Nord de l’Ontario.
Frantz Siméon, Nicole Jansen, Janik Guy et Claire-Lucie Brunet. Photo : Julien Cayouette, avec l’autorisation du journal Le Voyageur.

Dans le cadre de la 26e Journée des sciences et savoir de l’ACFAS-Sudbury, l’École de service social de l’Université Laurentienne a organisé le colloque : Vieillissement à Sudbury, en Ontario et au Canada… et en français : parlons-en! Quatre intervenants de la région ont alors partagé les résultats de leurs recherches récentes ou leurs idées pour un meilleur respect des droits des personnes vieillissantes francophones.

Le professeur de l’École de service social Frantz Siméon a effectué une recension des écrits scientifiques sur le sujet. Avec ses étudiants, il a pu constater qu’il y avait un manque criant de données sur le nombre de personnes, sur les besoins en soins et en logement, sur la santé mentale et sur les personnes âgées issues de l’immigration pour la région. Les données sont rares chez les anglophones et presque inexistantes pour les francophones.

Selon M. Siméon, ce manque d’information a pour effet de « marginaliser cette population et augmente la dévalorisation de cette population par rapport aux jeunes ». La perception des personnes âgées est également altérée, créant de l’insécurité, de la désillusion, l’impression que les soins de santé en français sont moins bons et que les francophones ne sont pas responsables de leurs services.

 

Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal Le Voyageur.