La styliste yukonaise Louisette Boudreau fait ses premiers pas à Toronto

L’Aurore boréale, Yn. Pour la styliste yukonaise originaire du Nouveau-Brunswick Louisette Boudreau, il est important d’utiliser les fourrures et de les garder au Canada. «Nos fourrures sont parmi les meilleures au monde», croit-elle.

«C’est important d’utiliser les fourrures, de les garder au Canada et de montrer à quel point les produits sont bons. Nos fourrures sont parmi les meilleures au monde», croit la Yukonaise originaire du Nouveau-Brunswick.

 

Nelly Guidici (L’Aurore boréale)

 

L’Aurore boréale, Yn. Pour la styliste yukonaise originaire du Nouveau-Brunswick Louisette Boudreau, il est important d’utiliser les fourrures et de les garder au Canada. «Nos fourrures sont parmi les meilleures au monde», croit-elle.
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La styliste Louisette Boudreau présentera pour la première fois sa collection «La Collision par Louisette» lors de Fashion Art Toronto, du 24 au 28 avril. Photo : Damien Vincent Photography

Louisette Boudreau, installée au Yukon depuis 18 ans, s’apprête à présenter pour la première fois sa collection «La Collision par Louisette» à Fashion Art Toronto, du 24 au 28 avril. Influencée à la fois par le style vestimentaire des artistes du Moulin Rouge à Paris et par la fourrure des animaux emblématiques du territoire, cette collection symbolise la rencontre de deux mondes complètement opposés, mais qui, au final, se marient bien dans les pièces conçues par Mme Boudreau. «J’apporte mon amour des corsets, de la fantaisie et de la beauté du style français qui va bien avec le Yukon Sourdough Rendezvous. Puis [mes vêtements] rencontrent le monde de la chasse et de la trappe avec la fourrure», affirme-t-elle.

Originaire du Nouveau-Brunswick, Mme Boudreau est une autodidacte. Enfant, elle a appris les gestes du métier en regardant sa tante travailler sur des patrons et coudre des robes de bal. Puis, en arrivant au Yukon, elle s’est intégrée à la Première Nation de Kluane d’où son conjoint est originaire. C’est au contact de sa belle-famille et de ses amis qu’elle a appris à maitriser la couture des fourrures. Du loup gris en passant par le castor, le lynx, le coyote, ou encore le rat musqué, toutes les fourrures sont issues d’animaux trappés de façon traditionnelle, et donc respectueuse de l’animal selon Mme Boudreau : «J’ai appris à travailler avec la fourrure et les peaux parce qu’on chasse et on trappe. Je voulais être capable de travailler sur les fourrures et de pouvoir les incorporer. C’est important d’utiliser les fourrures, de les garder au Canada et de montrer à quel point les produits sont bons. Nos fourrures sont parmi les meilleures au monde.»

 

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