Un bilan aigre-doux 20e anniversaire du Nunavut : Ô Nunavut

L’Aquilon, TNO. Il y a 20 ans naissait le Nunavut. Cependant, il reste beaucoup à faire pour que se concrétise la vision à l’origine de la résolution de la plus importante revendication territoriale autochtone de l’histoire du Canada.

Le chemin est encore long pour que la vision des négociateurs qui ont permis la résolution de la plus importante revendication territoriale autochtone de l’histoire du Canada se concrétise.

 

Nicolas Servel (L’Aquilon)

 

L’Aquilon, TNO. Il y a 20 ans naissait le Nunavut. Cependant, il reste beaucoup à faire pour que se concrétise la vision à l’origine de la résolution de la plus importante revendication territoriale autochtone de l’histoire du Canada.
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La Masse de l’Assemblée législative du Nunavut fut réalisée par six artistes nunavummiuts. Photo : Nicolas Servel, avec l’autorisation de L’Aquilon

Le 1er avril 1999, la première Assemblée législative du Nunavut prenait forme après plusieurs décennies de négociations de la part du peuple inuit pour obtenir une indépendance culturelle et gouvernementale et redevenir maitre de son destin.

À 20 ans, un bilan aigre-doux.

En 20 ans d’existence, le troisième territoire canadien a vécu de grands changements à une vitesse folle. Sa population a presque doublé, en particulier à Iqaluit, la capitale, le nombre d’infrastructures a considérablement augmenté et la croissance économique est l’une des plus élevées au Canada. C’est sans compter la transition culturelle que vit la population inuite, passant d’un mode de vie de subsistance et d’une relation étroite avec son environnement naturel à un style de vie sédentaire, qui tend vers l’urbanisation et le développement des technologies.

Reste que le manque de logements sociaux (environ 3000 foyers manquants), les couts élevés de transport et d’accès à la nourriture, les forts taux de suicide et de délinquance, le recul de l’usage de l’inuktitut et une représentation inuite décevante aux postes de responsabilité du gouvernement ou dans le secteur privé sont autant de facteurs qui laissent pour bon nombre de Nunavummiuts, un sentiment d’amertume envers les promesses faites lors de l’émancipation du territoire.

 

Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal L’Aquilon.