Prise 15 pour Tournée Québec Cinéma au Canada

Francopresse. Près de 30 arrêts dans autant de communautés francophones à travers toutes les provinces canadiennes et deux territoires : 2018-2019 marque une première dans les 15 ans d’existence de la Tournée Québec Cinéma.

Près de 30 arrêts dans autant de communautés francophones à travers toutes les provinces canadiennes et deux territoires. Une première dans les 15 ans d’existence de Tournée Québec Cinéma.

 

André Magny (Francopresse)

 

Francopresse. Près de 30 arrêts dans autant de communautés francophones à travers toutes les provinces canadiennes et deux territoires : 2018-2019 marque une première dans les 15 ans d’existence de la Tournée Québec Cinéma.
Le comédien Guy Thauvette et la réalisatrice Jeanne Leblanc. Photo : Caroline Galipeau, avec l’autorisation de Québec Cinéma

Organisme sans but lucratif, Québec Cinéma a pour mission d’assurer le rayonnement du cinéma québécois et de ses artistes et artisans par la promotion et l’éducation. Si le second volet passe par le Lab Québec Cinéma (des ateliers sur le cinéma donnés dans des écoles), le premier volet s’exprime, lui, notamment par les Rendez-vous Québec Cinéma (anciennement les Rendez-vous du cinéma québécois) et la Tournée Québec Cinéma.

Débutée l’automne dernier dans l’Île-du-Prince-Édouard, la tournée finalise actuellement son passage dans l’Ouest canadien. Joint à Vancouver, François Lemieux, le directeur de Tournée et Lab Québec Cinéma, estime que « dans la dernière séquence de nos activités en Saskatchewan, en Alberta, en Colombie-Britannique et au Yukon nous avons rejoint plus de 2989 élèves dans 16 écoles et une université, avec 55 activités réalisés en quelques jours seulement. Un sommet pour notre équipe cette année ! »

Inspirée par la passion de la francophonie, mais aussi plus prosaïquement soutenue par des institutions publiques comme Téléfilm Canada, le Conseil des Arts du Canada, Radio-Canada ou encore le Secrétariat du Québec aux relations canadiennes et des entreprises privées comme Bell, Akufen et Via Rail, la Tournée a su aussi mobiliser avec elle 25 talents québécois (réalisateurs, artistes, artisans, producteurs) partis à la rencontre du public franco-canadien. C’est ainsi que le comédien François Papineau était sur place, à Vancouver.

Pour sa 15eédition, la Tournée Québec Cinéma est partie avec une cinquantaine de productions cinématographiques, comprenant à la fois les nouveautés québécoises de 2018 ainsi que les films autochtones produits dans le cadre de l’inspirante Wapikoni Mobile, qui va à la rencontre des peuples autochtones du Canada et d’ailleurs.

 

Réseautage francophone   

Une telle tournée ne serait pas réalisable sans l’apport d’organismes francophones bien ancrés dans leur milieu, comme la Société francophone de Victoria.

Mais un tel périple serait aussi incomplet s’il n’y avait une certaine forme de reconnaissance à l’égard du cinéma franco-canadien. « De plus en plus, nous faisons une place aux films franco-canadiens et autochtones », tient à souligner M. Lemieux. C’est ainsi que cinq films franco-canadiens bénéficieront d’une visibilité certaine, alors qu’on pourra les voir lors des prochains Rendez-vous de Québec Cinéma du 20 février au 2 mars à Montréal.

Parmi les heureux élus deux proviennent de l’Acadie, le documentaire Les artisans de l’atelier de Daniel Léger et Noah, 18 ans, de Francine Hébert, une coproduction québéco-acadienne ; les trois autres sont de l’Ontario :L’audition, un court métrage de Dany Chiasson, le long métrage Noël en boîtede Jocelyn Forgues et le documentaire Sans mamande Marie-France Guerrette.

Après une halte pour les Rendez-vous Québec Cinéma, la caravane terminera son odyssée par des arrêts en mars à Moncton, Caraquet, Halifax et Toronto et conclura son périple au Nunavut en mai prochain.

Et comme la Tournée semble recueillir l’appui des communautés francophones « puisque 98 % de notre public sondé nous confirme l’importance que le projet revêt au sein de leur communauté », mentionne François Lemieux, ce n’est certes pas le directeur qui s’en plaindra : « C’est tant mieux car nous avons encore pleins de rêves, de films et d’artistes à faire voyager au sein de toute la francophonie canadienne. »