Un monde de plus en plus à part!

Le Nunavoix, NU. Le conte sonore apocalyptique de Sylvain-Henri Simard, « MONDE À PART », est ambitieux, sans équivalent francophone, riche en émotion et bien branché sur les enjeux écologiques et technologiques modernes.

Quel est le seul album francophone conçu et enregistré au Nunavut? Voilà une question facile à répondre pour les élèves de l’École des Trois-soleils : MONDE À PART tome 2, bien sûr!

 

Simon Houle (Le Nunavoix)

 

L’album pour enfants, une suite de vignettes nordiques accrocheuses, poétiques et entraînantes était une création de l’artiste et enseignant Sylvain-Henri Simard. Il fut abondamment joué et dansé dans les chaumières arctiques francophones, puis ailleurs lors de tournées scolaires « dans le sud ».

Relocalisé depuis au Yukon, le musicien à l’imagination débordante s’est lancé dans un projet multidisciplinaire fou qui lui permet d’outrepasser les limites de la chanson. C’est le 7 décembre qu’il lançait sa nouvelle offrande à l’échelle nationale. Un projet ambitieux, sans équivalent francophone, un conte sonore apocalyptique riche en émotion et bien branché sur les enjeux écologiques et technologiques modernes : MONDE À PART tome 3!

Première constatation, l’artiste fait grandir son univers avec son public. Les petits pingouins font place à des robots géants destructeurs, les doux feux de palettes aux accents folks se transforment en ballets électros, bref, il y a une rupture claire entre les deux derniers opus du concepteur. On parle ici d’un conte d’anticipation oppressant, guerrier, fataliste, une vision plus noire que noire d’un futur proche, d’une déshumanisation de la planète par la propre bêtise de ses habitants.

Lourd vous dites? Peut-être est-ce qu’il faut pour aborder avec les adolescents, ces sujets graves d’actualité tels que les changements climatiques ou les développements fabuleux en intelligence artificielle? Tout y passe dans ce conte pessimiste où les robots se rebellent dès 2084, clin d’œil orwellien, pour tenter d’éradiquer les humains. L’homme, parasite par excellence d’un monde qui a décidé sciemment d’ignorer les signes de sa nature fragilisée se cache maintenant sous terre sans grand espoir de survie.

 

Lire l’article complet sur le site du journal Le Nunavoix.