Le groupe Swing : 20 années de party qui tirent à leur fin

Le Voyageur, ON. Le populaire groupe franco-ontarien Swing, ou LGS, a annoncé qu’il entamait une tournée d’adieu. Après une carrière prolifique d’une vingtaine d’années, Michel Bénac et Jean-Philippe Goulet ont décidé de passer à autre chose.
Dayv Poulin (Le Loup FM/Le Voyageur)

 

Le populaire groupe franco-ontarien Swing, ou LGS, a annoncé qu’il entamerait une tournée d’adieu. Après une carrière prolifique d’une vingtaine d’années, Michel Bénac et Jean-Philippe Goulet ont décidé de passer à autre chose. Dayv Poulin, animateur a Loup FM associé au journal Le Voyageur, a reçu Michel Bénac en entrevue le 12 novembre.

Le Voyageur, ON. Le populaire groupe franco-ontarien Swing, ou LGS, a annoncé qu’il entamait une tournée d’adieu. Après une carrière prolifique d’une vingtaine d’années, Michel Bénac et Jean-Philippe Goulet ont décidé de passer à autre chose.
LGS lors de la 45e Nuit sur l’étang à Sudbury en mars 2018. Photo : Le Voyageur, Julien Cayouette

DP : Comment en êtes-vous venu à prendre cette décision?

MB : J’avais pris cette décision il y a déjà quelques années, depuis l’arrivée de mon fils finalement. Je le raconte souvent, quand ça a commencé, les compagnies de disques montréalaises et les gens en général disaient «ça va marcher un an, peut-être deux». Moi inclus, je ne savais pas combien de temps ça allait durer. Je me disais chanceux chaque fois que je prenais la scène. On s’est dit que c’était respectable un artiste franco-ontarien qui a 20 ans de carrière. On va prendre cette dernière année-là pour célébrer.

 

DP : C’est quoi pour toi les plus beaux moments pour Swing?

MB : C’est sûr que ce serait facile de dire la fermeture des jeux PanAm au centre Rogers, télévisée à 44 millions de téléspectateurs, c’est sûr que c’est un moment marquant pour moi, mais ma carrière est pleine d’expériences et de découvertes. Je peux vous dire que la première fois que je suis allé à Sudbury pour ma première La Nuit sur l’étang et de voir les gens fiers de leur langue… Moi, qui suit un Franco-Ontarien de l’est, ça m’a ouvert ma francophonie, ça a nourri mon esprit et j’avoue qu’il y a beaucoup de moments comme ça. Comme la première fois où je suis allé faire un spectacle à Hearst, ou à Espanola. Découvrir l’Acadie et l’Ouest canadien, c’est beaucoup plus des aventures que simplement faire des spectacles.

 

DP : Après cette tournée d’adieu, c’est quoi les prochaines étapes pour vous?

MB : Premièrement, la tournée d’adieu commence le 28 novembre (à Trois-Rivières) et se terminera peut-être à Ottawa en décembre 2019. Les dates ne sont pas toutes annoncées, alors suivez-nous, on va annoncer des dates régulièrement et on va aller dans toutes les régions qu’on a pu voir.

Pour ce qui va arriver après LGS, ben c’est ça la question, hein. On ne le sait pas. Je suis ouvert à plein d’options que la vie pourrait me donner. Mais pour le début, je vais me concentrer à 100 % à Lafab Musique, la boite de production et de gérance d’artistes que j’ai lancée il y a environ sept ans. Mais on ne sait jamais ce qui va arriver dans le futur. Est-ce que je vais faire un autre album solo, ou… faire du cinéma, ça serait l’fun!