La politique municipale vue de l’intérieur

Un dossier sur les élections municipales aurait été incomplet sans le regard d’un ou d’une élue sur cette fonction relevant après tout de l’exercice démocratique.
André Magny (Francopresse)
Un dossier sur les élections municipales aurait été incomplet sans le regard d’un ou d’une élue sur cette fonction relevant après tout de l’exercice démocratique.
Linda Bussey

Un dossier sur les élections municipales aurait été incomplet sans le regard d’un ou d’une élue sur cette fonction relevant après tout de l’exercice démocratique.

Dans les Territoires du Nord-Ouest (TNO), les élections à Yellowknife ont eu lieu le 15 octobre. Rebecca Alty, une Ténoise d’origine ayant fréquenté les classes d’immersion en français, a été élue à la mairie.

Lynda Bussey, elle, récemment nommée directrice de la Fédération franco-ténoise, y est conseillère municipale depuis six ans. Là-bas, un conseiller ou une conseillère ne représente pas un district ou un quartier, mais l’ensemble des citoyens. « Ça fait donc 7500 portes où il faut aller cogner ! »

Cette fois-ci, Mme Bussey ne s’est pas représentée. Elle quittera officiellement son poste à l’hôtel de ville au début novembre. Elle avait sous son aile le dossier de l’itinérance, un problème crucial dans la capitale territoriale. A-t-elle l’impression que son travail a donné des résultats pour faire reculer l’itinérance ? « Il y a plus de services qu’avant. Un nouveau centre vient d’ouvrir. On a eu de l’argent du fédéral. »

Cette amoureuse du Nord — « dans ma cour, ce sont les aurores boréales que je regarde, moi ! » ne comptait pas ses heures. « C’est un poste à temps partiel, mais les attentes sont grandes. » Les conseillers reçoivent 20 000 $ par année. « Je ne dis pas que je ne ferai plus de politique, mais pour l’instant, je fais une pause. » Tout au long de la campagne, elle a encouragé les francophones à aller voter — elle reconnait au passage que les écoles d’immersion foisonnent à Yellowknife.

Dans cette ville très cosmopolite — « plus que Montréal », lance la Québécoise d’origine — où se côtoient, entre autres, Autochtones, Philippins, francophones et anglophones avec notamment des Américains et des Australiens (à cause des mines de diamant), qu’aura-t-elle retenu de son passage en politique ? Au-delà des jeux de coulisse parfois énervants, « j’ai tellement appris ! Les gens sont passionnés pour leur ville. Ils sont prêts à se battre pour elle. »