Centre de pédiatrie sociale du Sud-est : Un atout important pour les familles de la région

La pédiatrie sociale consiste à sortir les intervenants du milieu médical traditionnel pour prodiguer des soins médicaux et psychosociaux dans une atmosphère informelle et communautaire. Explications de la pédiatre Élaine Deschênes.
Claire Lanteigne (Le Moniteur acadien)
La pédiatrie sociale consiste à sortir les intervenants du milieu médical traditionnel pour prodiguer des soins médicaux et psychosociaux dans une atmosphère informelle et communautaire. Explications de la pédiatre Élaine Deschênes.
Gabrielle Bissonnette, responsable de l’administration et Dre Élaine Deschênes, pédiatre sociale. Absente au moment de la photo : Isabelle Cormier LeBlanc, travailleuse sociale. Photo : Ben Champoux

La pédiatrie sociale en communauté, ça vous dit quelque chose ? Dre Élaine Deschênes, qui chapeaute le développement de la pédiatrie sociale au Nouveau-Brunswick, en a parlé avec passion lors d’une soirée d’information pour recruter des bénévoles pour le nouveau Centre de pédiatrie sociale du Sud-est, au Nouveau-Brunswick.

Pédiatre de formation, Dre Deschênes se questionnait sur l’impact réel de la pratique traditionnelle sur la vie des enfants. Déçue de celle-ci, qui s’attarde davantage à « panser les bobos » plutôt que d’adresser les sources et qui ne rejoint qu’une partie des enfants souvent les plus nantis, elle décide d’orienter sa pratique vers la pédiatrie sociale. Elle termine actuellement les derniers dossiers de sa pratique pour se consacrer à ses nouvelles fonctions.

« La pédiatrie sociale existe depuis longtemps, de dire la pédiatre sociale, et on s’est inspiré de ce que fait le Dr Gilles Julien au Québec, en l’adaptant à la réalité de la région. La pédiatrie sociale consiste à sortir les intervenants du milieu médical traditionnel. On veut prodiguer des soins médicaux et psychosociaux dans une atmosphère plutôt informelle et communautaire.

« L’objectif est d’amener tous les intervenants à contribuer au traitement dont l’enfant a besoin : parents, grands-parents, professeurs, infirmiers, psychologues, etc. Cette approche-là est très humaine. On s’assoit autour d’une table de cuisine, on partage des fruits, on échange sans aucune prétention. Donc, c’est beaucoup plus accessible pour des gens qui ont eu beaucoup de difficultés à naviguer à travers soit le système de santé ou le système d’éducation, qui ont peur de ne pas être compris ou d’être jugés. C’est une opportunité là où on prend les gens comme ils sont. On veut les aider à être heureux », explique la Dre Deschênes.

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