Petit guide d’un gouvernement minoritaire

Mathieu Roy-Comeau (Acadie Nouvelle)
Les résultats archiserrés des élections tenues lundi au Nouveau-Brunswick et la décision du premier ministre sortant Brian Gallant de rester en poste suscitent beaucoup de questions. L’Acadie Nouvelle en a posé quelques-unes à deux experts.
La lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick, Jocelyne Roy Vienneau. Photo archives, Acadie Nouvelle

Les résultats des élections provinciales tenues le lundi 24 septembre au Nouveau-Brunswick et la décision du premier ministre sortant Brian Gallant de rester en poste même si ses adversaires ont fait élire plus de députés suscitent beaucoup de questions. L’Acadie Nouvelle en a posé quelques-unes à deux experts.

Le Parti libéral a remporté la pluralité des voix lundi soir (37,8 % contre 31,9 %), mais pas la pluralité des sièges qui est plutôt allée au Parti progressiste-conservateur (22 à 21). Au moins 25 sièges sont nécessaires pour former un gouvernement majoritaire. Que se passe-t-il ?

 

Brian Gallant peut-il toujours revendiquer le titre de premier ministre ?

Oui, selon l’expert en droit constitutionnel Pierre Thibault de l’Université d’Ottawa.

« Un premier ministre qui vient de subir une défaite et qui obtient un pourcentage de vote assez important peut continuer à gouverner tant et aussi longtemps qu’il a la confiance de l’Assemblée législative », explique-t-il.

Afin de conserver cette confiance, M. Gallant devra se soumettre à un vote de l’Assemblée législative lorsque celle-ci reprendra ses travaux. L’exercice s’avèrera toutefois « périlleux », avance M. Thibault, puisque son parti ne compte que 21 députés contre 28 pour les trois autres partis réunis.

« S’il se présente à l’Assemblée législative au cours des prochaines semaines, il peut perdre la confiance de la chambre, auquel cas il devra démissionner », prévient le vice-doyen de la section de droit civil de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa.

 

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