La francophonie à Orléans

En général, le français se porte bien, à Orléans, une ville de l’Est ontarien tout près de la capitale nationale, où près de 9 personnes sur 10 sont francophones ou bilingues. À une exception près… Un éditorial de L’Orléanais. Louis V. Patry (L’Orléanais)

Selon le recensement de 2016, la circonscription d’Orléans comprend près de 54 % d’individus qui ont déclaré être bilingues, connaissant le français et l’anglais, et près de 34 % qui ont déclaré être francophones. Nous serions donc portés à croire que la francophonie à Orléans se porte bien. Qu’en est-il vraiment ?

Orléans a été fondé en 1860 et jusque vers la fin des années 1970, la communauté était majoritairement francophone. Cette situation a certainement changé, mais est-ce qu’il est quand même agréable d’être un francophone à Orléans en 2018 ?

Dans le domaine des arts et de la culture en français, nous sommes choyés grâce au Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), y compris le Centre Séraphin d’Orléans (CSMO), avec ses spectacles, ses cours, et sa galerie d’art ; le Centre des Arts Shenkman qui offre un endroit idéal pour la présentation de spectacles et de pièces de théâtre en français et le CinéStarz Orléans, qui projette des films francophones deux fois par mois, grâce à Objectif Cinéma du MIFO.

Dans le domaine scolaire, il en est de même grâce au collège La Cité et une vingtaine d’écoles francophones. En fait d’activités pour les personnes âgées, nous avons le Rendez-vous des aînés d’Ottawa (en plus du CSMO ci-haut) et le Club 60.

Dans le domaine des services bancaires, nous avons la Caisse populaire Trillium et plusieurs banques qui offrent des services bilingues.

Pour ce qui est de l’histoire et du patrimoine, on y retrouve la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) et l’Association du patrimoine familial francophone de l’Ontario (APFFO) et pour la santé, nous pouvons être soignés par l’Hôpital Montfort qui est non loin et les cliniques Saint-Joseph et Asclepios, entre autres.

Nous avons deux bibliothèques, les succursales Orléans et Cumberland et les Centres récréatifs François-Dupuis, Ray-Friel et Bob-MacQuarrie – Orléans offrent des cours en français et du service au comptoir bilingue.

Nous sommes desservis en français par les églises Saint-Joseph, Sainte-Marie et Notre-Dame-des-Champs, le Centre réveil international et l’Église adventiste francophone d’Orléans ; la majorité de nos politiciens sont bilingues et nous pouvons lire en français dans L’Orléanais et Le Droit.

De plus, de nombreux organismes de bienfaisance sont là pour soutenir la communauté dans ses besoins et ses activités.

Donc, en général, on peut vivre assez bien en français à Orléans.

Les domaines où ça se gâte sont l’affichage bilingue et les services en français au niveau des commerces. Les entrepreneurs et leurs employés hésitent encore à s’adresser dans les deux langues officielles malgré que, comme cité ci-haut, 54 % sont bilingues et 34 % sont francophones. Le magasinage se fait donc très souvent en anglais, à moins que quelqu’un ose s’adresser en français. Une situation facile à corriger avec un bouton Hello/Bonjour !