Une importante collection sur la Nouvelle-France envolée en fumée

Richard Landry (Le Courrier)

Deux édifices à Weymouth, en Nouvelle-Écosse, ont été détruits par un incendie qui s’est déclaré le 29 août à 4 h. L’ancienne bibliothèque qui logeait uneimportante collection d’articles historiques se rapportant à la Nouvelle-France a été complètement rasée.

 

 

En Nouvelle-Écosse, le 29 août, un incendie a détruit une ancienne bibliothèque qui logeait une importante collection d’articles historiques se rapportant à la Nouvelle-France.
Le site de l’incendie qui a ravagé l’ancienne bibliothèque de Weymouth et l’ancien Trading Post. Photo : Richard Landry

Rodrigue LeFort, président du comité de Weymouth Waterfront, est attristé de constater la disparition des articles historiques. « Il y avait un bureau dans l’édifice avec un ordinateur depuis un an. L’historien Hal Thériault de Digby venait sur place sur rendez-vous pour accueillir les gens intéressés à la recherche sur l’histoire et les articles historiques de la Nouvelle-France. L’incendie a tout fait disparaître. »

Parmi les objets perdus, on compte beaucoup de documents historiques, dont le manuscrit d’un prochain nouveau livre sur la Nouvelle-France, d’anciens outils, des vêtements, des cartes géographiques, des lettres écrites du temps de la Nouvelle-France, une collection de médailles militaires très rares, des fusils, des peintures, d’autres vêtements militaires, de la vaisselle, des lampes, une collection de poèmes.

motel Goodwin
Les édifices en face de l’incendie ont été grandement endommagés, dont le motel Goodwin à gauche. Photo : Richard Landry

« Ce qui nous encourage, déclare Rodrique LeFort, c’est que l’an passé, nous avons embauché une étudiante pendant l’été et celle-ci a tout catalogué les articles du centre de recherches et photographié tous les documents. On a réussi à sauvegarder ça. Aussi, nous avions fait une évaluation des articles reçus de la famille de Paul Stéhelin, donc nous connaissons la valeur de ces articles. Il y avait aussi d’autres articles offerts par le public. Il est difficile de donner une valeur aux items perdus », a noté le président du comité du Weymouth Waterfront.

Selon Rodrigue LeFort, la Gendarmerie royale du Canada estime qu’il faudra de trois à six mois pour déterminer la cause de l’incendie qui pourrait être d’origine criminelle.