La Ville de Hearst lève le drapeau arc-en-ciel

La Ville de Hearst, dans le Nord de l’Ontario a fait la levée du drapeau arc-en-ciel, symbole des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres à l’Hôtel de Ville pour souligner le mois de la fierté LGBTQ2+. Crédit 
Francis Siebert (Le Nord)

Le 25 juin, la Ville de Hearst, dans le Nord de l’Ontario a fait la levée du drapeau arc-en-ciel, symbole des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres à l’Hôtel de Ville pour souligner le mois de la fierté LGBTQ2+.

Une citoyenne, Nancy Lamarche, avait demandé en mai de faire flotter le drapeau à l’Hôtel de Ville et sur la rue George.

La Ville avait refusé sa demande, soulignant sa politique de ne pas faire flotter de drapeaux permanents autres que ceux de la Ville, du Canada et de la francophonie ontarienne.

« La Ville de Hearst arbore les drapeaux du Canada, de l’Ontario, de la Ville ainsi que le franco-ontarien depuis 2001 », écrit Janine Lecours, greffière, dans un rapport administratif. « Il est pratique courante de longue date d’effectuer des levées de drapeau lors d’occasions spéciales, lorsqu’un organisme local en fait la demande pour souligner des journées/mois nationaux ou mondiaux, tel le mois de l’autisme en avril dernier. »

Elle avait suggéré alors à Mme Lamarche de soumettre sa demande pour une levée spéciale. « Je suis vraiment contente d’avoir gagné et j’aurais eu de la peine si j’avais perdu, dit-elle. Je me serais sentie dans une ville qui ne veut pas évoluer et je me serais sentie intimidée. »

Mme Lamarche mentionne que le geste était important pour elle puisqu’elle a « deux esprits : un esprit femme et un esprit homme » et qu’elle est lesbienne.

« Ça fait partie des droits humains, liberté et liberté d’expression. C’est pourquoi j’ai décidé de faire quelque chose. Je sais qu’il y en a d’autres, mais ils restent dans le silence et le silence ce n’est pas bon pour la santé, la santé sexuelle et l’identité. Ça brise des vieux tabous. »

Elle dit cependant s’être sentie « abandonnée » que la Ville ne l’ait pas contacter pour la levée, à laquelle elle aurait voulu assister. Elle se dit aussi déçue qu’elle ait eu à payer de sa propre poche le drapeau.

L’an prochain, Mme Lamarche dit vouloir se prendre plus tôt pour inviter les écoles et les gens à l’événement.

Le drapeau a été retiré le 3 juillet. « Ça me fait plaisir d’être reconnue pour mon geste de courage dans une petite ville, dit-elle. C’est un rêve réussi ! »