La pêche au homard 2018 : Isle Madame et les environs

Le bateau, Tête de roche, est prêt à prendre la mer. On aperçoit à son bord deux genres de casiers : des casiers de bois et des casiers de métal, ces derniers, de forme rectangulaire. Photo : Robert Fougère

Robert Fougère (Le Courrier)

En Nouvelle-Écosse, la pêche au homard dans la zone de pêche 29 a commencé comme prévu le 1er mai. Le 30 avril, les pêcheurs ont pu déposer à l’eau tous leurs casiers et leurs bournes, comme on dit dans la région. C’est une bonne année de pêche qui s’amorce dans la région de l’Isle Madame. Une pêche qui contribue largement à l’économie locale.

Les premières prises ont été déchargées sur les quais de la région. La pêche a été bonne, tant sur la quantité que sur la qualité. Le homard est encore en abondance cette saison.

En plus, le prix de 8,00 $ la livre accordé aux pêcheurs était un boni. Le même prix que lors de l’ouverture de l’année 2017, et il est certain que des prises jusqu’à 2000 livres et plus s’avèrent rentables pour les pêcheurs.

Le prix payé aux pêcheurs n’est cependant pas resté à 8 $ la livre longtemps cette année. Le deuxième jour, il était tombé à 7,00 $. L’année dernière, il était resté à 8,00 $ tout le mois de mai pour baisser à 7,00 $ au cours du mois de juin. Les pêcheurs reconnaissent que si le marché devient saturé, les prix payés aux pêcheurs seront à la baisse. Il est toujours question de l’offre et de la demande, comme c’est le cas pour tout autre produit de ressource naturelle. Les pêcheurs jugent quant à eux que le marché est fort.

Une bonne offre

Jusqu’à maintenant, l’année 2018 se compare à l’année 2010, aux dires d’un pêcheur. En effet, l’année 2010 avait été très bonne pour ce qui était de la quantité des prises.

Les pêcheurs sont unanimes dans leur évaluation de la ressource et sont des plus contents qu’il soit maintenant possible de bien gagner sa vie en faisant la pêche au homard. Il y a de cela 20 ans, les permis de pêche et les agrès de pêche au homard se vendaient à un prix modique, mais il y avait pénurie de ressource. Et du jour au lendemain, il paraîtrait, les quantités se sont multipliées incroyablement, au grand plaisir de ceux et celles qui ont été persévérants.