Un organisme local souhaite attirer les touristes

Jean-Marc Pacelli (L’Orléanais)

La Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) cherche à établir des forfaits touristiques, patrimoniaux et culturels, faire la promotion d’Orléans et de ses alentours, proposer des voyages patrimoniaux pour les Orléanais et Orléanaises, en plus d’autres activités.

Avec les marchés touristiques francophones/bilingues représentant plus de 274 millions de touristes potentiels pour le Canada, ses provinces et ses territoires, le temps d’agir était maintenant. Pour la présidente de l’organisme, Nicole Fortier, et les membres de son équipe : « Pensiez-vous que la SFOPHO allait rester les bras croisés? »

Des recherches sur 200 sites historiques auraient été entamées par trois comités formés de bénévoles de la SFOPHO pour mettre en valeur le patrimoine matériel, tels des plaques et monuments, et le patrimoine culturel immatériel, comme des traditions et des expériences.

L’organisme peut se tourner vers les trois nouveaux réseaux touristiques lancés de 2015 à 2017 pour promouvoir le patrimoine culturel des communautés francophones et francophiles de l’Ontario, du Canada et des Amériques : la Route touristique Champlain de l’Ontario; le Corridor patrimonial, culturel et touristique francophone national; et le Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique.

Un quadrilatère France-Canada-États-Unis

La SFOPHO en vise un quatrième. Surnommé le Quadrilatère Orléans, ce réseau viserait à relier Orléans (Ontario) à Orléans (France), l’île d’Orléans (Québec) et La Nouvelle-Orléans (Louisiane). La ville française aurait déjà signifié son intérêt à ce projet, selon Nicole Fortier.

Tout ce travail n’est pas passé inaperçu par la classe politique présente : « Votre projet va être un atout pour toute la communauté et je ne parle pas uniquement de l’aspect du développement économique », a affirmé le conseiller municipal Bob Monette.

« J’ai hâte qu’on travaille ensemble sur le quadrilatère. Je trouve ça super intéressant et j’aimerais ça que le gouvernement puisse vous aider dans cette nouvelle aventure », a pour sa part indiqué la députée provinciale libérale et ministre Marie-France Lalonde.

De son côté, le député fédéral provincial Andrew Leslie est allé plus loin que ses collègues, rappelant les 500 millions de dollars promis par le gouvernement Trudeau dans la francophonie : « On va travailler fort comme une équipe unie au niveau provincial, municipal et avec les membres ici pour s’assurer qu’un pourcentage relatif des 500 millions soit dirigé à Orléans. »

Pour aider à démarrer le projet, la SFOPHO a retenu les services d’une stagiaire, agente en développement touristique culturel, Rébecca Jacoby, qui était aussi présente.