Renforçons l’appui à la recherche et sauvetage maritime

Le sénateur Fabian Manning est le président du Comité sénatorial des pêches et des océans. Il représente Terre-Neuve-et-Labrador.
Fabian Manning

Chaque semaine, par le biais de Francopresse, un sénateur ou une sénatrice présente un texte d’opinion sur un sujet pertinent pour les lecteurs de Francopresse et des journaux membres de l’Association de la presse francophone. Les opinions exprimées dans ces textes n’engagent que leurs auteur(e)s.


 

Les Canadiens ont toujours été un peuple maritime. Que l’on pense aux pêcheurs à temps plein ou aux plaisanciers, des millions de Canadiens naviguent sur les trois océans qui bordent le pays et ses innombrables lacs et rivières.

Une promenade en bateau peut être sereine et magnifique, mais peut rapidement tourner au cauchemar.

Heureusement, les Canadiens sont protégés par le programme fédéral de recherche et sauvetage maritime administré conjointement par la Garde côtière canadienne et l’Aviation royale canadienne. Lorsque les plaisanciers sont en danger, des techniciens hautement spécialisés en recherche et sauvetage sont prêts à leur venir en aide.

Cependant, comme le Comité sénatorial des pêches et des océans a récemment découvert dans le cadre de son étude sur les activités de recherche et sauvetage maritime, le recrutement et la rétention de techniciens sont de plus en plus difficiles. Selon moi, lorsque le gouvernement a de la difficulté à attirer les meilleurs et les plus courageux citoyens dans ces secteurs, il doit réévaluer sa façon de faire.

Le programme canadien de recherche et sauvetage est divisé en trois régions et possède des bases à Victoria, à Trenton et à Sydney. Les membres du comité ont participé à une mission d’étude dans la région de l’Atlantique en octobre 2016 et en mars 2017.

Plusieurs facteurs contribuent aux problèmes de recrutement et de rétention de techniciens, notamment la rigueur de l’entraînement. Pour devenir techniciens, les recrues doivent suivre un programme ardu tant sur le plan physique que psychologique. Impossible d’y déroger : la formation doit être difficile pour être représentative du travail.

De plus, les gens intéressés à devenir techniciens sont parfois attirés par d’autres secteurs d’activités, particulièrement les entreprises de transport du secteur privé, qui offrent des salaires plus avantageux, de meilleures conditions de vie et une plus grande stabilité.

À la lumière de ces difficultés, nous avons été informés que le gouvernement fédéral devrait tenter de rendre le métier de technicien en recherche et sauvetage plus attrayant et adopter des mesures pour inciter ceux qui réussissent leur formation à demeurer en poste.

Les membres du comité ont découvert que les Canadiens qui répondent aux urgences maritimes croient qu’ils pourraient agir plus rapidement en laissant tomber « recherche » de « recherche et sauvetage ». C’est ce qui explique la suggestion faite au comité concernant l’obligation de munir toutes les embarcations de plaisance de balises de localisation individuelles, semblables aux appareils portés par les alpinistes et les skieurs de randonnée permettant de les localiser rapidement en cas d’urgence.

Le comité s’est aussi fait rappeler l’étendue des connaissances des Autochtones sur les océans, les lacs et les rivières. Des sommes plus importantes pourraient être investies dans les communautés autochtones pour tirer profit de ces connaissances.

Ce ne sont que quelques exemples des commentaires recueillis par le comité dans le cadre de son étude.

À titre de président du comité, j’ai hâte de formuler des recommandations au gouvernement afin de renforcer le programme canadien de recherche et sauvetage maritime, un programme essentiel qui sauve des vies et qui vient en aide aux personnes en détresse.