Helen Klengenberg veut un inuktut plus accessible et plus abordable

Helen Kimnik Klengenberg
François Fortin (Le Nunavoix)

« Ma priorité ultime sera de travailler à l’implantation de l’inuktut dans les institutions territoriales du Nunavut, et de voir à ce que les municipalités, les organisations du secteur privé et les ministères, agences ou institutions fédérales communiquent avec le public et offrent leurs services en langue inuit. Les Inuits ont le droit de travailler et d’être servis dans leur propre langue, tel qu’il est clairement indiqué dans la Loi sur la protection de la langue inuit (LPLI) », annonce Helen Kimnik Klengenberg, la nouvelle commissaire aux langues du Nunavut, entrée en poste il y a moins d’un an, pour un mandat de cinq ans. 

En effet, en vertu de l’article 3 de la LPLI en vigueur depuis le 9 juillet 2017, la prestation des services et les communications doivent maintenant être fournies en langue inuit [ou inuktut, qui comprend l’inuktitut et l’inuinnaqtun, ses deux principaux dialectes] par le secteur privé et le fédéral. La LPLI s’appliquait déjà aux institutions territoriales et aux municipalités.

De nombreux défis se posent toutefois devant le niveau d’application réelle possible, et au premier chef, le manque de personnel constant au sein même du commissariat, mais aussi dans tous les domaines, les organismes, les institutions, les ministères et les entreprises. Il manque également de traducteurs, de professeurs et d’école d’inuktut.

« À l’heure actuelle, je me dis souvent que nous ne pouvons pas nous permettre financièrement notre propre langue. Nous devons absolument rendre l’inuktut plus abordable et plus accessible. Nous avons besoin de beaucoup plus d’incitatifs à l’apprentissage. Nous avons besoin d’un meilleur plan », dit Helen Klengenberg.

 

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