Préjugés sur les accents : l’impact sur notre identité

Nathalie Freynet, doctorante en psychologie clinique à l’Université d’Ottawa. Courtoisie : Nathalie Freynet.
Valentin Cueff (La Liberté)

MANITOBA – Témoin des cultures régionales, héritage des parents et grands-parents, un accent est bien plus qu’une simple façon de prononcer une langue. Mais qu’advient-il lorsque nos intonations particulières deviennent des barrières dans notre quotidien? Nathalie Freynet, doctorante en psychologie clinique à l’Université d’Ottawa, en a étudié les conséquences.

Les francophones en situation minoritaire au Canada, discriminés par d’autres francophones à cause de leur accent? C’est l’une des observations faites par Nathalie Freynet, qui a consacré deux études sur cette forme de stigmatisation encore peu connue du grand public, mais dont les répercussions sur les individus sont réelles.

« Un accent communique des informations sociales sur une personne. Par exemple, l’accent dit beaucoup sur sa provenance géographique. Et des préjugés y sont rattachés. On aura tendance à attribuer à cette personne certaines caractéristiques. »

Elle travaille actuellement sur une troisième étude sur le sujet.

« Mon étude vise surtout à montrer l’impact de cette stigmatisation. Et s’il y a, par exemple, des conséquences sur le bien-être, l’identité ou encore la confiance langagière de la personne.

« Pour la première étude, j’avais fait des entrevues avec une quarantaine de francophones. Des gens qui ont le français comme langue maternelle, et d’autres qui ont le français comme langue seconde. De partout au Canada. Je voulais d’abord voir si la stigmatisation des accents dans le cas du français était une réalité. »

 

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