Katia Lavictoire, technicienne de l’activité électrique du cerveau

Katia Lavictoire, technicienne de l’activité électrique du cerveau.
Jacinthe Laforest (La Voix acadienne)

ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD – Katia Lavictoire est technicienne en électroneurophysiologie, une profession spécialisée dans l’enregistrement et dans l’étude de l’activité électrique du cerveau et du système nerveux. Chaque jour, elle effectue des électroencéphalographies (EEG) dans le cadre de son travail. Cet examen lui permet de mesurer l’activité du cerveau de ses clients à l’aide d’électrodes placées à des points stratégiques sur la tête.

Katia Lavictoire est native de la petite ville de Clarence Creek, tout près d’Ottawa. Après son secondaire, qu’elle a complété à 17 ans, elle s’est inscrite à La Cité, un des grands collèges d’arts appliqués et de technologie de langue française de l’Ontario. Elle a d’abord fait une année d’études générales en sciences, puis elle s’est inscrite au programme de technologue en neurodiagnostic.

« C’est un bon programme et une très belle profession. J’ai complété ma formation en mai 2016, puis j’ai commencé à me chercher un emploi. J’étais prête à aller n’importe où », explique la jeune femme. Elle a obtenu son premier emploi à l’hôpital Queen Elizabeth à Charlottetown et a déménagé à l’Île-du-Prince-Édouard au mois d’août suivant.

 

Un travail emballant

« J’adore mon travail ! Je passe au moins une heure avec chaque client, car je dois préparer la personne, mesurer sa tête afin de bien placer les 30 électrodes, procéder à l’examen qui prend 30 minutes, et enfin enlever les électrodes et préparer le patient pour son départ. C’est un travail très technique, mais j’ai aussi l’occasion d’avoir un contact humain avec mes clients que j’aime beaucoup. »

Katia est technicienne certifiée, mais elle souhaite obtenir son accréditation auprès de l’Association canadienne des technologues en électroneurophysiologie. Pour y arriver, elle doit effectuer 500 EEG, dont 100 sur des enfants, avant de pouvoir soumettre son dossier et faire son examen, ce qu’elle s’attend à faire en 2018.

« Le département des EEG de l’hôpital Queen Elizabeth est petit, comparativement à celui de l’hôpital où j’ai fait mon stage. Mais c’est un avantage pour moi, parce que j’effectue pratiquement tous les EEG des ondes du cerveau, alors que les autres technologues de notre département font les examens qui mesurent l’influx nerveux des nerfs et des muscles. Ça me permet de faire les EEG sur tous les clients de l’Î.-P.-É., adultes ou enfants, qui ont besoin de cet examen. Le département et les équipements ici sont aussi très modernes. Je suis vraiment chanceuse », soutient la jeune femme.

 

Dans les deux langues

Franco-Ontarienne d’origine, Katia Lavictoire a grandi en parlant les deux langues officielles. « Je suis vraiment heureuse d’être bilingue. Je le tenais pour acquis, d’une certaine manière. C’est en venant dans une province plus anglophone que j’ai découvert à quel point être bilingue est précieux », a-t-elle insisté.

Katia parle en français avec ses clients lorsque l’occasion se présente. « Parfois, j’ai des clients qui parlent français. Chaque fois que j’ai un patient francophone, ou un membre de famille qui parle français, je ressens son soulagement d’apprendre que je parle sa langue. Le contact est plus naturel », affirme la jeune femme.

Katia Lavictoire aime beaucoup sa vie à l’Île-du-Prince-Édouard. « J’aime la beauté de l’Île, j’adore les plages, j’aime courir et je découvre aussi mon côté créatif et artistique. Je me sens choyée ; les gens sont très accueillants et extrêmement généreux », a déclaré cette jeune professionnelle souriante qui, de son côté, offre des services avec une grande générosité.