Royal Galipeau, ex-député d’Orléans, est décédé à 71 ans

Nicole Patry (L’Orléanais)

ONTARIO – Royal Galipeau, un membre influent de la communauté, est décédé le 27 janvier au campus général de l’Hôpital d’Ottawa. Il a rendu l’âme à 71 ans après un combat contre le myélome multiple, un cancer de la moelle osseuse, lequel fut diagnostiqué en 2014.

Sa feuille de route atteste son dévouement à la politique. Originaire de Saint-Isidore, en Ontario, il a débuté sa carrière en 1982 comme conseiller municipal de la ville d’Ottawa, dans le quartier Gloucester. Membre du conseil d’administration des bibliothèques municipales, il a introduit, en 2003, l’accès internet filtré dans les ordinateurs des bibliothèques afin de protéger les enfants contre la pornographie.

Jadis adjoint du député fédéral Mauril Bélanger de la circonscription Ottawa-Vanier, M. Galipeau remporta par une marge étroite en 2006, sous le règne de Stephen Harper, l’élection contre le candidat libéral Marc Godbout et gagna en 2008 et en 2011. Il a donc représenté la circonscription d’Ottawa-Orléans en remportant trois élections consécutives avant d’être remplacé en 2015, par Andrew Leslie, député d’Orléans. Il a été, entre autres, président de la Chambre des communes et président du comité permanent des Anciens Combattants. « Il s’est investi dans des dossiers comme le train léger sur rails et le Plan d’action de la rivière des Outaouais », affirme Bryan Michaud, ancien adjoint de direction.

 

Une longue feuille de route

Fier Franco-Ontarien, M. Galipeau traitait, entre autres, de sujets rattachés à la francophonie, parmi lesquels la création de la télévision francophone TFO et de la radio CJFO qu’on reconnaît aujourd’hui sous le nom d’Unique FM. Pendant sept ans, il a œuvré au Conseil de santé pour le district régional Ottawa-Carleton afin d’établir une politique sur les soins de santé en français à Ottawa. Selon Bryan Michaud, « toute sa vie, Royal s’est démené pour les droits des francophones. »

Habile communicateur, M. Galipeau aimait raconter des faits historiques. Suite à son initiative, la CCN a changé en 2014 le nom de la promenade Rockliffe pour honorer George-Étienne Cartier, l’un des Pères de la Confédération. Passionné de l’histoire, il affirmait que « Sir George-Étienne Cartier a lutté en faveur d’un pays uni… qui respectait les différences ».

Fier Orléanais, il a légué, à la demande de la Chambre de commerce, la circonscription fédérale portant le nom Orléans, abandonnant le nom composé Ottawa-Orléans. Pendant plusieurs années, il distribuait des calendriers portant des dessins démontrant des scènes d’Orléans. De plus, en 2013, il a obtenu 28 000 $ de Patrimoine canadien pour la réalisation de projets à l’île Pétrie par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), dans le cadre du 400e anniversaire du passage de Champlain dans la région. Afin d’encourager le bénévolat local, il a créé les Prix des Cœurs d’or.

 

Actif malgré la maladie

Des problèmes de santé le tourmentaient depuis longtemps alors qu’on le reconnaissait partout avec son chapeau qui cachait son cancer de la peau. Malgré tout, M. Galipeau se rendait à la Chambre des communes pour déposer son vote entre ses traitements. Il se faisait un devoir de servir ses concitoyens et « l’humble serviteur », titre qu’il se donnait, était fier d’ajouter une autre journée de service fédéral à son compte. Il aura servi dans la Chambre des communes pendant 3556 jours.

Royal Galipeau laisse son épouse, quatre enfants, deux petits-enfants et 40 années de service public.