Projet Langue et Culture au primaire du RANE : Des aînés qui lisent aux enfants

 

Les bénévoles ayant participé au Projet « Langue et Culture au primaire » à l’école Beaubassin. De la gauche : Ann Forgeron Cosgrove, Anne LeBlanc (coordonnatrice du projet), Lucille Cormier, Clara Dugas, et Françoise Tétrault. Photo : Véronique Légault
Sophie Hubert (Le Courrier)

NOUVELLE-ÉCOSSE – Le Rassemblement des aînés de la Nouvelle-Écosse (RANE) a mis sur pied un programme pour encourager des aînés à venir lire dans les classes de la maternelle à la 2e année des écoles du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP).

Ce programme national, organisé par le Rassemblement des aînés du Canada, était géré par Anne LeBlanc en Nouvelle-Écosse. Il a pour but de donner aux jeunes enfants le plaisir de lire mais aussi d’amener les aînés dans les écoles comme bénévoles.

Dans une entrevue accordée au Courrier de la Nouvelle-Écosse, Anne LeBlanc mentionne que ce projet, organisé cet automne dans trois écoles du CSAP, rencontre un franc succès aussi bien chez les 159 élèves visés que chez les huit aînés bénévoles et les enseignants, au point où il sera repris au printemps dans d’autres écoles.

Dans l’école de Beaubassin, il y avait quatre bénévoles, deux en maternelle et deux en 1re année. À Truro, les aînés ont travaillé dans deux classes de 2e année; à Pubnico, il y avait une classe de maternelle et une de 1re année.

 

Le déroulement du programme

Le rôle de l’aîné est simple : la personne choisit un ou plusieurs livres qu’elle lit devant la classe, elle pose des questions aux enfants ou elle répond à leurs questions. Ensuite, une petite activité est organisée avec l’enseignant ou l’enseignante en compagnie de l’aîné.

Les aînés reçoivent une courte formation avec de commencer, mais aucune expérience pédagogique n’est nécessaire. Les personnes doivent faire de six à huit séances.

Le Courrier a aussi recueilli les impressions d’une bénévole de la classe de 1e année de Beaubassin, Françoise Tétrault. Elle a été enchantée de son expérience. Elle a aimé que cela se passe dans une ambiance décontractée et le fait qu’aucune exigence pédagogique n’était nécessaire, ce qui demeurait le rôle de l’enseignant ou de l’enseignante.

Françoise a aimé choisir ses propres livres, elle a opté pour des livres qu’elle avait lus à ses propres enfants, et les élèves de la classe ont beaucoup aimé cela.

Le but de ce programme était de donner le goût de la lecture aux enfants, mais Françoise a aimé aussi stimuler leur imaginaire en inventant la suite des histoires.

Selon Françoise, ce programme est aussi important pour les aînés. Cela lui a ainsi donné l’occasion de venir dans une salle de classe et de se sentir accueillie par les enfants et leurs enseignants. Elle a été invitée à revenir à l’extérieur du cadre du programme « Langue et Culture en primaire » comme beaucoup de parents qui sont bénévoles à l’école. Cela a été la réaction de beaucoup d’autres participantes comme celle-ci d’une autre bénévole recueillie par Anne LeBlanc, coordonnatrice, à la fin de la séance : « Je vais continuer à faire du bénévolat. Je me suis sentie valorisée et utile avec l’enseignante et les élèves. »