Médias des communautés de langue officielle en situation minoritaire : De l’aide gouvernementale réclamée

 

Le président et éditeur du Droit, Pierre-Paul Noreau, et la directrice générale et rédactrice en chef de La Liberté, Sophie Gaulin, ont plaidé en faveur d’une aide du gouvernement fédéral. Photo : Patrick Woodbury, Le Droit.
Benoit Sabourin (Le Droit)

« Je pense que le département des miracles, il est fermé. C’est à vous d’en prendre conscience. C’est le temps. La vraie question, c’est “le gouvernement a envie que les Canadiens puissent voter comme des citoyens responsables’’? Parce que sans journaux, ce ne sera pas possible. » 

C’est par cette déclaration que Sophie Gaulin, la directrice générale et rédactrice en chef de La Liberté, seul journal francophone manitobain, a bouclé son témoignage d’introduction devant le Comité permanent des langues officielles, lundi après-midi, à Ottawa. Cette dernière et le président et éditeur du quotidien Le Droit, Pierre-Paul Noreau, étaient les deux premiers témoins à comparaître devant le comité dans le cadre de l’examen des programmes d’appui aux médias des communautés de langue officielle en situation minoritaire.

Face à la crise que vit le secteur de la presse écrite au Canada, les éditeurs de journaux communautaires et régionaux aux quatre coins du pays s’inquiètent quant à leur avenir. La montée fulgurante du web, le virage numérique, la perte de revenus publicitaires au profit des géants américains Google et Facebook, notamment, et le déclin des abonnements au papier sont autant de défis qui ébranlent le modèle d’affaires des journaux, ont fait valoir les deux témoins, hier.

« Les médias communautaires et les médias régionaux n’ont pas un volume d’affaires suffisant à l’heure actuelle pour générer une rentabilité à long terme », a affirmé M. Noreau, devant les membres du comité.

 

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