Marise Furness : une Acadienne à Churchill

Gavin Boutroy (La Liberté)

L’infirmière qui voulait voir le Nord

Marise Furness, infirmière en chef de l’hôpital de Churchil.

Quand Marise Furness, l’infirmière en chef de l’hôpital de Churchill, est arrivée début 2016 dans le village situé à 1000 km au nord de Winnipeg, elle s’attendait à l’isolation la plus totale dans une communauté surtout autochtone. Au lieu, elle a trouvé un hôpital sophistiqué et une diversité de regroupements au sein de la population.

 

Vous étiez infirmière à l’Hôpital régional de Saint John, à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick. Pourquoi quitter cet hôpital de près de 500 lits, pour un village de 900 personnes du Nord canadien ?

Quand j’étais petite fille, mon papa travaillait au département de la voirie à Saint-André, au Nouveau-Brunswick. On allait faire des promenades le dimanche, et il nous montrait où il travaillait, et où étaient les réserves autochtones de la province. Il y en a le long de la rivière Saint-Jean. On parlait souvent de personnes autochtones et on les voyait à l’école.

Quand j’étais infirmière à Saint-Jean, on avait souvent des transferts de patients de partout dans la province pour voir les spécialistes de l’hôpital, des neurochirurgiens, des neurologues… C’était souvent des patients autochtones, et ils m’ont toujours intriguée.

Même quand je travaillais à Saint-Jean, mon désir était de venir au Nord. Mais j’étais mariée avec deux enfants, alors j’ai continué de travailler comme infirmière, puis infirmière surveillante à l’hôpital.

 

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