Du racisme fransaskois ? Vraiment ?

Dans une rue de Saskatoon. Crédit : Jean-Pierre Picard
Mychèle Fortin (L’Eau vive)

C’est l’histoire de deux petits garçons de six ans, meilleurs amis du monde. L’un est blanc, l’autre est noir. Ils sont dans la même classe. Un jour, le petit garçon blanc demande qu’on lui fasse une coupe de cheveux comme celle de son ami. Une fois le travail complété, il déclare, ravi : maintenant la maîtresse ne saura plus qui est qui !

J’ai vécu quarante ans à Montréal, ville multicouleurs et multicultures par excellence. Mon fils y est né et y a grandi. Quand il me parlait de ses camarades de classe, il était question de ceux qu’il aimait (ou pas), de ceux qui étaient bons au baseball, ou drôles, ou gentils, ou bons en classe, ou… Il n’était jamais question de couleur de peau. Il n’en parlait pas parce que ça n’avait pas d’importance.

Pour moi non plus, ça n’a pas d’importance. Pour la très grande majorité des Fransaskois, ça n’a pas d’importance. Ça suscite de la curiosité ? Bien sûr. On éprouve une certaine gêne dans l’apprentissage de l’autre ? Parfois. Mais la couleur, on s’en fout.

 

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