Le premier ministre établit un réel contact avec les jeunes

Wayne Hambly, président du Groupe fiduciaire des édifices des Pères de la Confédération et Claude Métras, représentant du Québec au sein du Comité de la remise de médaille et causerie Symons, avec le premier ministre du Canada Justin Trudeau.
Jacinthe Laforest (La Voix acadienne)

Le 23 novembre dernier, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, était de passage à Charlottetown pour y recevoir la Médaille Symons, et pour y prononcer la causerie qui est associée à cet événement.

Le format qu’il a proposé a beaucoup plu aux quelque 500 élèves des écoles secondaires de l’Î.-P.-É. qui étaient dans la salle.

« J’avais inscrit mon école même avant de savoir que c’était le premier ministre. La Causerie Symons est toujours intéressante. C’était encore mieux quand j’ai appris qui serait l’invité. J’ai trouvé que c’était une très belle opportunité pour les élèves », a indiqué Ghislain Bernard, directeur de l’école Pierre-Chiasson à DeBlois.

Jay-Lynn Shields de 12e année, a beaucoup apprécié la causerie. « J’ai aimé qu’il ait répondu aux questions des gens. Si j’avais pu lui poser une question, je lui aurais demandé pourquoi la capitale du pays, Ottawa, n’est pas officiellement bilingue », a raconté Jay-Lynn.

À l’école Pierre-Chiasson, les élèves avaient discuté en groupe de questions qui pourraient être posées au premier ministre. Rhys Gallant, en 11e année, aurait quant à lui, posé une question qui le concerne personnellement. Atteint du spectre de l’autisme, il commence à s’inquiéter de l’absence de programmes et de structures qui pourront l’aider à faire la transition vers le marché du travail.

T.-J. Gallant, en 12e année, est réserviste dans l’armée. Il a beaucoup apprécié cette rencontre avec le premier ministre.

Madeline Côté de l’école François-Buote a tenu sa main bien haut pendant plusieurs minutes, dans l’espoir de poser sa question. Ça n’a pas été le cas, mais elle a tout de même apprécié l’occasion de voir et d’entendre le premier ministre du Canada, comme les quelque 500 jeunes qui étaient dans la salle.

Plusieurs élèves de l’école François-Buote étaient aussi dans la salle. Madeline Côté, originaire du Québec, a déménagé à l’Île-du-Prince-Édouard avec sa famille à l’été 2017. « Si j’avais pu lui parler, ça aurait été à propos de l’immigration. Ce n’est pas vrai que tous les Canadiens veulent plus d’immigration. Il y a des groupes comme La Meute, qui manifestent contre l’immigration. J’aurais voulu avoir son opinion là-dessus », a insisté Madeleine, qui a tenu sa main levée très haut pendant plusieurs minutes, dans l’espoir de poser sa question.

C’était le premier ministre lui-même qui modérait cette partie de la causerie qui a été très appréciée du public. Les questions ont porté sur l’immigration, sur les langues officielles, sur l’éducation, sur la santé et sur les relations internationales, pour ne nommer que quelques sujets abordés.

Sarah MacWilliams, de l’école François-Buote, a apprécié le format de la conférence. « J’ai trouvé qu’il exprimait bien ses idées, et j’étais assez d’accord avec tout ce qu’il disait. J’avais l’impression qu’il parlait comme un Canadien normal, et j’ai apprécié cela », a indiqué la jeune femme.

Bryce Doiron, diplômé de l’école François-Buote, étudie maintenant en journalisme à Holland College. « J’ai pris quatre pages de notes. Je pense que ce qui m’a le plus marqué, c’est tout ce qu’il a dit à propos de l’identité canadienne et de l’ouverture des Canadiens aux immigrants », a insisté Bryce Doiron.

Parmi les commentaires qui sont revenus souvent, de la part des personnes interrogées, mentionnons la lourdeur des consignes de sécurité. Il fallait arriver au théâtre relativement tôt, pour passer les contrôles de sécurité, et une fois dans le théâtre, il n’était pas recommandé d’en sortir. La causerie a pris fin vers 14 h 30, si bien que la plupart des personnes à l’intérieur n’avaient pas mangé depuis le petit déjeuner. Venu en automobile avec trois élèves de 11e et 12e année, Ghislain Bernard avait quitté DeBlois à 8 heures le matin. « La seule critique que je ferais aux organisateurs, c’est que, surtout pour des adolescents, ça fait une très longue période sans rien manger », a indiqué le directeur.