Lancement national du projet Baldwin et La Fontaine : Une histoire oubliée au cœur de quatre documentaires

Crédit : Karine Charlebois
Karine Charlebois (Francopresse)

Dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, de nombreux projets ont rappelé les événements qui ont façonné le Canada. Parmi ceux-ci, le projet « Baldwin et La Fontaine : vers le gouvernement responsable », dont les quatre productions documentaires ont été diffusées en première le 15 novembre par la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures et l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC).

Une cinquantaine d’étudiants et étudiantes de La Cité universitaire francophone – Université de Régina, de l’Université de Sudbury, du collège La Cité et de l’Université de Saint-Boniface ont produit de courts documentaires qui portent sur le développement d’un gouvernement redevable au peuple plutôt qu’à la Couronne en s’inspirant du lien entre l’anglophone Robert Baldwin et le francophone Louis-Hippolyte La Fontaine.

« Il était important de rappeler à notre mémoire commune la contribution de ces deux Canadiens. La confédération de 1867 n’est pas née par hasard, c’est le fruit d’une collaboration importante entre un Canadien français et un Canadien anglais. On a demandé aux groupes d’étudiants d’utiliser leur imagination afin de démontrer en quelques minutes le développement du gouvernement comme on le connaît aujourd’hui », explique Guy Matte, directeur général de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures.

« Ce qui m’a le plus marqué de cette histoire, c’est la collaboration entre un Français et un Anglais, il y a tellement de rivalité entre les deux langues », explique le réalisateur et narrateur du film de l’Université de Saint-Boniface, Simon Lafortune. Son documentaire, lauréat du concours, rappelle les batailles linguistiques du Canada.

Le documentariste d’origine montréalaise s’est inspiré de son arrivée au Manitoba, où il vivait pour la première fois dans un milieu majoritairement anglophone. « C’est une façon de parler d’une histoire qui est somme toute oubliée aujourd’hui, qui n’est pas vraiment enseignée dans nos cours d’histoire », témoigne le réalisateur, qui a signé son premier documentaire dans le cadre du concours.

La députée d’Ottawa-Vanier, Mona Fortier, a participé au dévoilement des documentaires. « Je pense qu’on ne parle pas assez souvent de cette partie de notre histoire. Nos élèves vont pouvoir vraiment comprendre ce qui s’est passé et favoriser le fait que nos francophones et nos anglophones doivent travailler ensemble et collaborer. »

Pour le grand public

Pour poursuivre leur objectif de sensibiliser le grand public au développement du gouvernement canadien et à l’importance d’une relation qui a contribué à la construction identitaire du pays, les organisateurs ont développé le site Baldwinlafontaine.ca, où l’on peut visionner diverses les réalisations et consulter un guide pédagogique.

De plus, les instigateurs du projet ont profité du lancement pour dévoiler un concours grand public. Jusqu’au 21 mars 2018, les participants devront répondre à un questionnaire après avoir visionné des extraits des quatre documentaires. Ils courront ensuite la chance de gagner une bourse de 5000 $ ou un voyage pour deux personnes à Toronto. La Fondation canadienne pour le dialogue des cultures dévoilera le nom du gagnant à la fermeture des Rendez-vous de la francophonie, le 20 mars prochain, au collège La Cité.