Le plant d’eau de Hearst

Awa Dembele-Yeno (Le Nord)
Photos : Le Nord/Awa Dembele-Yeno

Depuis le scandale de Walkerton en 2000 où une épidémie d’Escherichia coli a provoqué diverses maladies et même des morts dans cette communauté ontarienne de presque 5000 personnes, l’Ontario a mis en place une régulation et des contrôles stricts en matière de formation du personnel, d’équipements et de surveillance des processus de traitement d’eau potable. Ce sont même les plus stricts au Canada, d’après Denis Dolbec, le gestionnaire d’exploitation de l’Agence ontarienne des eaux, à qui la ville de Hearst sous-traite la gestion de l’usine de traitement de l’eau potable.

Le journal Le Nord a visité le plant d’eau pour comprendre comment fonctionne le traitement de l’eau potable en ville. Pour Hearst, tout commence avec la Mattawashkia. La ville prélève son eau directement de la rivière depuis plusieurs décennies ; c’est ce qui s’appelle de l’eau brute. Exposée aux éléments de la nature, la quantité et la qualité de l’eau brute prélevée varient naturellement avec le rythme des saisons et la pluviométrie. « En 2005, il y a eu une sécheresse puis on a été obligés de faire bâtir un barrage rocheux au cas où il y aurait une autre sécheresse dans le futur. On n’a pas eu d’autres problèmes après, c’est là comme une garantie. Mon patron partait en vacances la journée ou je rentrais. L’eau coulait en montant et en descendant vers le plan d’eau, la rivière rentrait dans le plan d’eau en d’autres mots. Puis, quand il est revenu de vacances, il y avait un barrage. Ça a pas été long », explique Denis Dolbec. Le barrage dont il parle, c’est la ligne de roches dans l’eau en face du promontoire panoramique du parc Lecours.

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