Jamais sur mon écran — la lutte contre l’exploitation des enfants sur Internet

La sénatrice Mobina Jaffer représente la Colombie-Britannique. Elle est vice-présidente du Comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense.
Sénatrice Mobina Jaffer

Pas sur mon écran. Jamais sur mon écran. Chaque fois que quelqu’un tolère cet acte criminel, un enfant en paie le prix.

 

Le cybercrime dévastateur de l’exploitation sexuelle sur Internet, manifestation moderne de l’esclavage qui utilise la polyvalence et la portée du Web pour exploiter des jeunes filles et des femmes dans le monde entier, doit être éradiqué à tout prix et votre aide est indispensable.

 

De l’Asie de l’Est à l’Amérique du Sud, des milliers d’enfants dont certains n’ont pas deux ans sont contraints à des actes sexuels sous le regard de la caméra. Ces vidéos sont ensuite diffusées sur Internet pour le plaisir malsain et tordu de pédophiles. On peut voler l’innocence d’un enfant pour la piètre somme de 20 $.

 

La mobilité et l’anonymat des exploitants du cybersexe rendaient difficile l’éradication de cette nouvelle forme de maltraitance.

Jusqu’à présent.

 

Voici que l’International Justice Mission (IJM), une organisation mondiale, combat avec succès toutes les formes de l’esclavage moderne, dont l’exploitation du cybersexe.

Dans les Philippines seulement, l’IJM a secouru plus de 1 275 victimes d’exploitation, arrêté plus de 145 trafiquants du sexe, et réduit de plus de 75 % le nombre de mineurs offerts à la vente.

Les progrès accomplis sont énormes, mais l’IJM ne peut y venir à bout seule. Elle a besoin de notre aide.

 

En mars 2017, l’IJM Canada a lancé l’initiative #NotOnMyScreen (pas sur mon écran), dont l’action cible la demande à l’égard de la diffusion en direct d’actes d’exploitation sexuelle. Les Canadiens sont invités à témoigner leur appui en apposant un autocollant #NotOnMyScreen (en anglais seulement) sur leur appareil électronique en guise de rappel de notre devoir d’opposer la demande d’images d’exploitation cybersexuelle.

 

En tant que Canadiens et citoyens du monde, nous avons le pouvoir et le devoir d’être les fers de lance de l’initiative #NotOnMyScreen. Ici aussi, au Canada, nous avons été témoins des conséquences de ce crime malveillant.

 

Songez à Amanda Todd, une victime de ma province natale, la Colombie-Britannique. Pourchassée sans merci, humiliée devant ses pairs, elle s’est enlevé la vie après des années cauchemardesques d’extorsion cybersexuelle. Même chez nous dans les pays développés, nous ne sommes pas à l’abri des activités cybersexuelles criminelles commises ailleurs dans le monde.

 

Ce crime destructeur doit cesser. Pas dans notre pays, ni dans aucun autre.

 

Faisons cause commune avec l’IJM et luttons pour éradiquer l’exploitation cybersexuelle. J’exhorte tous les Canadiens à passer à l’action et à témoigner leur solidarité en affichant fièrement l’autocollant #NotOnMyScreen sur leur ordinateur portatif et leur téléphone intelligent. Engagez le dialogue dans nos forums publics et les médias sociaux afin de lever le voile sur ces crimes.

 

Ensemble, nous pouvons faire disparaître cette forme destructrice de l’exploitation des enfants.


Chaque semaine, par le biais de Francopresse, un sénateur ou une sénatrice présente un texte d’opinion sur un sujet pertinent pour les lecteurs de Francopresse et des journaux membres de l’Association de la presse francophone. 

Les opinions exprimées dans les lettres d’opinion publiées sur Francopresse n’engagent que leurs auteur(e)s et ne sauraient refléter la position de Francopresse ou de l’Association de la presse francophone (APF).