Une neuvième édition du Gala des prix Trille Or sous le signe de l’inclusion

Jean-Étienne Sheehy - journaliste pour Francopresse
Jean-Étienne Sheehy – journaliste pour Francopresse
Jean-Étienne Sheehy (Francopresse)

Pour sa neuvième édition, le Gala des prix Trille Or récompensant les artisans de l’industrie musicale franco-canadienne a offert une place de choix aux intervenants de l’Ouest et de l’Acadie.

Lors de deux cérémonies, dont une retransmise en direct à la télévision partout au Canada, 24 prix ont été remis, dont plusieurs pour une toute première fois, tels que les 4 prix Export régionaux, dont un récompensant l’artiste acadien s’étant le plus illustré à l’extérieur de sa région, ainsi que meilleur album de l’Acadie, tous deux remis à Caroline Savoie.

« Ce genre de visibilité pourrait encourager les autres francophones de chez nous à sortir de leurs chambres et se produire sur scène, explique Savoie. C’est aussi important pour moi parce que ça donne une belle lumière à notre culture que j’aime tant. »

Pour sa part, la Fransaskoise Anique Granger a connu une soirée faste en repartant d’Ottawa avec les prix récompensant la meilleure interprète féminine et le meilleur auteur, compositeur ou auteur-compositeur.

« Le prix du meilleur auteur-compositeur est pas mal spécial, estime Granger. Parmi mes 8 nominations, c’est celle qui était la plus importante pour moi. La chanson, c’est la fondation de ce que je fais, à mon avis, ça englobe tout. D’avoir cette reconnaissance parmi tous ces autres artistes extraordinaires en nomination dans la catégorie, ça me fait vraiment chaud au cœur. »

Le roi du gala du 5 mai fut Mehdi Cayenne, qui est reparti avec trois prix : meilleur interprète masculin, meilleur album pour Aube et chanson primée pour La pluie.

« Ça me donne plus de confiance en mon jugement artistique. C’est toujours agréable d’entendre oui, parce que comme tu le sais comme artiste on entend souvent non. Les prix c’est comme ça, quand tu gagnes tu trouves ça le fun, et quand tu perds tu trouves ça plate, mais au final tu repars quand même avec ta guitare et ton pack sac. »

Pour Anique Granger, l’effet d’un tel évènement ne s’arrête pas une fois le dernier prix remis lors du gala en ondes.

« Je trouve le Gala Trille Or super important pour le fait qu’il nous aide à donner de la valeur à notre industrie, à la célébrer et la faire rayonner un peu, on l’espère, au-delà de notre région. Pour un artiste francophone hors Québec, comme un artiste de n’importe quelle région, tous les outils de rayonnement sont importants. Je souhaite que les Trille Or réussissent à faire connaitre le fait qu’il existe une industrie musicale à l’extérieur du Québec. »

Parmi les autres gagnants des prix Trille Or, notons que la formation Ponteix, originaire de la Saskatchewan fut lauréate des prix Meilleur EP, Découverte et Meilleure conception visuelle.