Des Franco-Manitobains demandent d’affranchir Louis Riel

Francopresse

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) joint sa voix à celles de la Société franco-manitobaine (SFM) et de l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba pour demander au gouvernement du Canada d’exonérer le chef métis Louis Riel, considéré comme le fondateur de la province.

 

« À l’aube de l’année du 150e anniversaire du Canada, il importe d’exonérer Louis Riel, et de le reconnaître comme père de la Confédération », croit la présidente de la SFM, Jacqueline Blay.

 

Les deux organismes provinciaux avaient déposé un dossier en ce sens à Patrimoine canadien en mai dernier. Puis, en novembre, l’organisme représentant les francophones du Manitoba avait présenté ses excuses à l’Union nationale métisse pour « les erreurs du passé », évoquant le rôle qu’ont joué Louis Riel et le peuple métis dans l’enchâssement de droits constitutionnels pour les francophones au moment de la Confédération. En décembre, les deux regroupements invitaient directement le premier ministre Justin Trudeau à présenter une exonération en personne lors de la journée Louis Riel, soulignée le 20 février au Manitoba.

 

Le soutien de la FCFA, exprimé la semaine dernière, est donc bien accueilli.

« Cet appui est conforme à l’esprit de réconciliation et à la volonté de vivre ensemble que prônait Riel lui-même », selon la SFM.

 

« Ce serait aussi un geste important en lien avec la volonté de réconciliation avec les peuples autochtones », a aussi fait valoir Sylviane Lanthier dans la lettre envoyée au premier ministre.

 

Si la FCFA reconnaît l’importance de Riel pour le Manitoba, elle l’associe à l’ensemble de la francophonie canadienne « pour qui il est un héros et un bâtisseur », plaidait la présidente de la FCFA Sylviane Lanthier dans un communiqué envoyé fin janvier. « Exonérer Riel, en cette année du 150e anniversaire de la Confédération, serait un geste symbolique puissant pour célébrer la place des Métis et de la francophonie dans le tissu social canadien. »