Plus de femmes pour le maintien de la paix

 

Chaque semaine, par le biais de Francopresse, un sénateur ou une sénatrice présente un texte d’opinion sur un sujet pertinent pour les lecteurs des journaux membres de l’Association de la presse francophone. Les opinions exprimées dans les lettres d’opinion publiées sur Francopresse n’engagent que leurs auteur(e)s et ne sauraient refléter la position de Francopresse ou de l’Association de la presse francophone (APF).

 Sénatrice Mobina Jaffer 

Les civils dans les zones de conflit vivent des expériences horribles de violence, en particulier les femmes et les filles qui sont la cible d’attaques et d’abus fondés sur le sexe.

C’est pour leur créer un monde plus sécuritaire que plus de femmes doivent participer aux processus de maintien de la paix.

L’examen de la politique de défense que mène actuellement le ministère de la Défense nationale est l’occasion d’en faire une priorité pour le Canada. Le moment ne pourrait être mieux choisi ; alors que nous recommençons à participer aux opérations de paix des Nations Unies dans le monde, nous pouvons montrer à quel point les femmes sont essentielles à la réussite des processus de paix.

Les Nations Unies ont insisté sur l’analyse comparative entre les sexes dans les situations de conflit et l’inclusion des femmes à tous les niveaux du processus de paix lorsqu’elles ont adopté la résolution 1325. Depuis la ratification de cette dernière en 2000, le Canada a approuvé sept autres traités qui reconnaissent l’importance des femmes dans les processus de paix et de sécurité.

Le Canada peut désormais respecter ses engagements internationaux et jouer un rôle de chef de file dans l’amélioration de la vie des femmes et des enfants touchés par un conflit, et ce, en augmentant le nombre de femmes présentes sur le terrain.

Conjugué aux mariages forcés, aux crimes sexuels systémiques, aux crimes fondés sur le genre, aux restrictions en matière d’éducation, au piètre accès aux soins de santé et aux restrictions en matière de participation à la vie publique, le nombre de menaces fondées sur le sexe et pesant sur la sécurité mondiale est élevé. C’est pourquoi il faut que les femmes contribuent à les désamorcer.

Les femmes et les enfants sont les principales victimes de la violence et des abus. Le personnel féminin réussit mieux à approcher ces victimes qui, autrement, restent muettes.

Les femmes qui prennent part aux opérations de maintien de la paix sur le terrain suscitent une plus grande confiance dans les communautés qu’elles servent, ce qui accroît la fiabilité des renseignements et les occasions de renforcement des capacités.

Bref, c’est en augmentant le nombre de femmes qui participent aux processus de paix que les missions des Nations Unies augmenteront leurs chances de connaître le succès.