À 2 ans, Unis TV dresse un bilan

Andréanne Joly (Francopresse)
Depuis sont lancement, il y a deux ans, les productions qui ont alimenté la chaîne Unis ont visité 324 communautés, au Canada.

Le lancement de la troisième année de programmation d’Unis TV a été le prétexte d’un bilan des premières années d’activité de la chaîne francophone pancanadienne. Entrée en ondes en septembre 2014, la présidente directrice générale de TV5 Québec Canada, Marie-Philippe Bouchard, estime que le pari est réussi.

Pendant les lancements, qui ont eu lieu à Ottawa, Edmonton et Moncton (le 29 août), la PDG a indiqué qu’Unis atteint un taux de notoriété de 25 % auprès des francophones et que son auditoire moyen a grimpé de 14 % de la première à la deuxième année de diffusion.

La programmation 2016-2017 prévoit 43 productions originales. « On est en train d’atteindre notre vitesse de croisière, et ça commence à paraître à l’antenne », croit la PDG. Les contenus acquis, pour assurer un démarrage réussi, s’accompagnent maintenant d’une banque d’émission grandissante. « [Le nouveau matériel] continue d’alimenter la personnalité de la chaîne, qui elle-même est le reflet des communautés francophones. »

Parmi les émissions les plus rassembleuses, Marie-Philippe Bouchard relève la dramatique St-Nickel, ancrée à Sudbury, qui ne reviendra pas à l’antenne, Agrofolie, qui changera de forme cette année pour devenir Agrofun, et Hooké, qui existait déjà sur le web.

Dans les nouveautés de la programmation, Mme Bouchard souligne À fond de train, « une espèce de rallye qui va amener des familles en concurrence è découvrir toutes sortes de réalités méconnues du Canada et des communautés à travers le pays. » Elle attend aussi quelques documentaires qui, croit-elle, seront marquants pour l’identité francophone.

Pour et par la francophonie canadienne

Du point de vue géographique, Marie-Philippe Bouchard estime que le Canada a bien été desservi par les productions passées d’Unis, d’autant plus que la chaîne cède la production à des maisons actives au Canada : 49 maisons de productions ont contribué à la programmation.

Ces producteurs, d’où qu’ils soient, ont le mandat d’aller à la rencontre des francophones un peu partout, une stratégie de programmation qui a donné des ailes à Unis, croit Marie-Philippe Bouchard. 

D’ailleurs, où se situe Unis dans le débat sur la présence de personnalités issues de la francophonie canadienne à l’écran ? Selon la PDG, le statut de « déclencheur de productions » est à l’avantage d’Unis. « Les producteurs sont maîtres de nous alimenter en nouveaux visages et en nouvelles voix. On n’a pas le défi d’attirer et de garder des artisans. On a un avantage. »